15.05.2012
43 Les rosiers n'ont pas souffert
. Depuis bientôt 20 ans que nous sommes dans ce coin de Provence, nous avons, surtout sous l'impulsion de Christiane, accumulé peu à peu des rosiers, souvent issus de boutures prélevées chez des amis ou provenant d'offrandes pour une fête des mères ou autre occasion.
. Les rosiers grimpants de type Banks sont au nombre de deux, jeunes plants offerts par une cousine dont le jardin était un enchantement. Ici, un Banks blanc de 10 ans qui a commencé à grimper pour la première année dans le cyprès.
. Là, un Banks jaune du même âge, encore réticent à se lancer dans le pin. Sans épine, couvert dès avril de centaines de petites fleurs doubles, il éclaire le premier notre jardin.
. Le terrier compte deux rosiers Westerland dont les fleurs, groupées en gros bouquets à l’extrémité des branches, affichent un coloris particulièrement lumineux, teinté de rose, d’abricot et de jaune d’or.
. Leurs corolles semi-doubles sont composées de pétales ondulés, très odorifères.
. Le rosier "Rose des Cisterciens" a été crée par Delbard pour le IXe centenaire de la fondation de l'abbaye de Citeaux. Il a été planté à l'abbaye de Fontfroide.
. Ses larges fleurs doubles, aux pétales ondulés et découpés jaune, composent un arrangement subtil qui varie d'une rose à l'autre. Son parfum exceptionnel en fait un de nos préférés.
. Ici, nous sommes dans la robustesse avec Crêpe de Chine, toujours de Delbard. Il est sensé imiter le célèbre parfum, mais chez nous, il est parfaitement inodore. Par contre, il ne craint ni l'oïdium ni le mildiou et je n'ai jamais vu le moindre puceron sur un bouton de rose.
. De grosses fleurs à couper pour un bouquet lumineux.
. A côté ce Crêpe de Chine, nous avons planté une vieille variété blanche et rose, qu'affectionnent particulièrement les cétoines, qui nous mangent les roses chaque année.
. Une fleur lourde au coloris légèrement rosé.
. Une rose aussi très ancienne, dont nous avons perdu le nom. Si vous le connaissez, faites moi signe.
. J'ai aimé l'élégance de cette fleur, à l'enroulement parfait.
. Maintenant, un rosier soi disant un grimpant, nommé Zéphirine Drouin, créé en 1868, mais qui au terrier reste petit, comme jadis un certain plant de tomate resté célèbre parmi les blogueurs.
. Il donne de grosses fleurs roses vif, presque rouges, au parfum agréable.
. Le classique Pierre de Ronsard, qui chez un de nos fils, a envahi la façade, qui chez Maminie est de toute beauté, peine à grimper à 80 cm.
. Ses lourdes fleurs ne se conservent pas en bouquet, vite retombantes sous leur poids.
. Qu'il est dommage que ce rosiériste ait fermé ses portes. Il se nommait Bernard Bourreau, ne cultivait que des roses anciennes, et nous n'avions pas pu prendre plus de plantes. Venues avec le déménagement depuis la région parisienne jusqu'ici, il nous reste Madame Bourreau, au parfun de grande classe qu'elle exhale lorsqu'on passe près d'elle. Mais elle aussi est adorée des petites bêtes !!!
. Mettre le nez dans cette chiffonade est un régal.
. Sa fille, Céline Bourreau, lui ressemble fort.
. Les fleurs sont un peu plus orangées, le parfun aussi agréable, l'oïdium aussi tenace.
. En hommage à Pimprenelle, sympathique blogueuse au pseudo peu courant, nous avons planté ce petit rosier botanique se plait à l'état naturel dans les lieux rocailleux, calcaires, secs et ensoleillés du sud de notre pays.
. Les fleurs jaunes de ce cultivar s'ouvrent très vite, avec une floraison qui dure longtemps.
. Encore un grimpant qui s'ignore, qui nous a été offert assez récemment, au joli nom de Vanille-Fraise.
. Pour l'heure, il reste discret. Il n'a pas été planté en terre de bruyère comme recommandé, mais dans un terreau classique. Est-ce la raison ?
. Il voisine avec une très vieille variété, Madame Alfred Carrière, créée avant 1914. C' est aussi un rosier grimpant, qui ici monte à un mètre au lieu des 5 à 6 vantés par les catalogues.
. Les fleurs généreuses, très doubles et au parfum intense, rappellent celles des pivoines. Ce rosier non remontant nous offre une floraison unique, mais spectaculaire.
. Voici Line Renaud, en vert et en rose, née en 1997 chez Meilland. Presque la rose idéale, dit le rosiériste. Il lui manque une parfum à la hauteur de sa robe.
. Grimaldi, est un rosier crée en 1999 par Delbard, à l'image des roses anglaises ou anciennes, en hommage à différents peintres impressionnistes.
. Bernadette Chirac est ici bien implantée en terre provençale, avec ses teintes abricots virant au rouge, avec une longévité de floraison comparable à celle de sa carrière politique. Il faut l'entourer de soins pour éviter qu'elle tombe malade. (Delbard 1979)
. Chatreuse de Parme (Delbard 1996) est une variété à grosses fleurs à couper d'un extraordinaire colori rose parme devenant presque violet à l'épannouissement.
. Regardez comme la fleur jeune est belle. Son parfum est complexe comme celui les roses anglaises.
. Voici les deux dernières roses arrivées au terrier cette année. Ici, André le Notre, encore un rosier grimpant qui s'ignore. Il est remontant jusqu'aux gelées. J'aime beaucoup la couleur et la forme de ses fleurs. Un parfum à peine marqué, comme beaucoup des roses actuelles.
. Ce rosier, nommé le grand huit, offert il y a un mois, créé il y a deux ans, a été obtenu par le rosiériste Michel Adam. Il a reçu le grand prix international du parfum. Sa fleur est ici abimé par le voyage depuis les pays de Loire....
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13.05.2012
43 Quelques iris
. Pour Serge et Françoise, toutes les photos de la note précédente sont de cette année. Pour être plus précis, le figuier et la vigne ont été photographiés le 5 mai, une semaine avant la publication.
Le figuier donnera ses premiers fruits, acceptables sans être à mon goût, dès le 14 juillet. La vigne, elle, vers le 15 août.
Mais nous n'avons pas encore pu faire pousser des mandarines, comme Lyne Clevers, une chanteuse fantaisiste dont la majeure partie de la carrière s'est déroulée dans les années trente.

.
. La nature est un peu en retard cette année, les premières cerises mures ont été croquées ( pas chez nous, l'arbre est trop jeune) le 10 mai.
. L'abricotier n'a eu qu'une branche préservée du gel, la récolte sera maigre, juste de quoi les gouter.

. Le vieux pêcher est atteint de la cloque, maladie qui fait boursoufler les feuilles et les fait tomber. Avec le temps, il a de plus en plus de mal à se faire un second feuillage, qui lui, sera préservé. Il va être temps de prévoir un successeur et nous ferons cette année une ample récolte de ........noyaux.
. Car, ses fleurs ont donné cette année, rescapées du gel, une multitude de fruits, bien trop nombreux. D'ordinaire, il s'éclaircit lui même, laissant au sol un tapis de petites billes vertes duveteuses. Il ne l'a pas fait et j'ai procédé en tout début du mois à un premier éclaircissage. Il en faudra un deuxième à la fin du mois !
. Parlons des iris maintenant. Ils se marient et se croisent sans notre intervention, des variétés nouvelles naissent un peu au hasard. Mais les plus classiques restent les bleus unis.
. Vu de près, ils ne manquent pas d'élégance

. Celui-ci s'est croisé avec un iris rose. Une variété inédite au terrier, qui manque un peu d'allure, encore piquetée par une acné juvénile.

. Les iris roses ne sont pas loin, et ce n'est pas nous qui les avons plantés....
. En gros plan
. Voici les jaunes, autre grande couleur classique et robuste.
. Certains optent pour une mini jupe marron
. D'autres sont d'un mauve tendre délicat.
. Un dernier portrait pour la route...
. Les rosiers seront pour un autre demain....
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