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08.08.2006

Dans la nuit, la lampe s'alluma seule !!

Cette aventure est survenue à ma soeur, qui vit seule dans un appartement au rez de chaussée d'une vieille maison à 3 étages. Elle a la jouissance d'un jardinet, séparé de sa chambre par une véranda où il fait bon prendre ses repas l'hiver.
Ce jardin est séparé de ceux de ses deux voisins par des petits murets, assez franchissables pour un individu un brin athlétique.
Au dessus de la véranda, un vélum de toile peut la recouvrir en cas de fortes chaleurs.
Et la porte donnant sur le jardin n'est fermée que par une mauvaise serrure qu'un coup d'épaule un peu appuyé ferait sauter.
Cette nuit là, le mistral soufflait fort, le vélum claquait, les arbres sifflaient et ma soeurette avait mis du temps pour s'endormir.
Laissons la raconter maintenant !

" Quelque chose m'a réveillée, je ne sais pas quoi, mais en ouvrant les yeux, la véranda était allumée. Toute allumée. Ma foi, cela m'a paru bizarre, mais encore à moitié endormie, je me suis levé, suis sortie de la chambre et j'ai éteint. Il faisait nuit noire. Le réveil lisait minuit passé. Puis comme j'allais me rendormir, plaf, de nouveau, toutes les lampes de la véranda se ré-allument. Alors là, panique ! Un sursaut ! Il y a quelqu'un dans la véranda. Il s'est arrêté quand il m'a entendu bouger. Je sors du lit du côte opposé à la véranda et toujours en rampant sur le carrelage, j'aggripe mon bâton de marche contre la porte. S'il me saute dessus, la pointe en avant, dans le ventre. Et je reste là.
Une minute, puis deux, rien ne se passe. Si, dans les bruits du mistral, parfois, on dirait que ça remue. Il fait froid sur ce carrelage. Tout à coup, voila ma chatte qui rentre. Tout s'explique, elle a dû vouloir attraper quelque chose et elle a sauté sur l'interrupteur.
J'enferme ma chatte, j'éteint à nouveau, et je me recouche, en essayant de trouver le sommeil. Mais je tourne et retourne: deux fois avec la chatte ? c'est bizarre. 5 minutes s'écoulent, peu être 10, mais pas plus. Et vlan, la nuit est trouée! Quelqu'un vient d'allumer pour la troisième fois la véranda. C'est un sadique. Il m'a observé depuis tout à l'heure, il veut me faire craquer. Qu'est qu'il veut ? Me violer ? me voler ? Tout mais pas m'égorger !! Qui ça peut être ? Qui est sorti du service récemment ?


Il faut dire que ma soeur est infirmière psychiatrique et qu'elle voit parfois de drôles de comportements.

Il faut que je me protège. Le bâton de marche c'est pas suffisant. Si je pouvais aller dans la salle de bains, juste à côté, il y a une bonne serrure, c'est pas comme ici. En rampant comme tout à l'heure, derrière le lit.

Quand j'y suis arrivée, j'ai poussé un ouf, je tremblais comme une feuille, j'ai eu du mal à bloquer la porte avec une chaise. J'ai passé la nuit assise sur le tabouret.
Je ne savais pas quelle heure il était, et j'étais dans le noir, pour pas qu'on voit la lumière sous la porte. Quand j'ai entendu les voisins du dessus se lever, je suis sortie, il faisait grand jour et n'y avait plus personne. La lumière était toujours allumée.

Au boulôt, on a trouvé que j'avais une tête de déterrée. J'ai raconté ma nuit ! Toutes les filles m'ont compris, les gars se sont foutus de moi. Pourtant, le soir venu, j'ai demandé qui viendrait coucher dans ma chambre ce soir, moi j'allais dormir ailleurs. C'est P. qui m'a accompagné, et ce gus, il est allé directement à l'interrupteur.
Il l'a ouvert, s'est mis à rire. Ca m'a vexé, vous pouvez pas savoir.
Viens voir, qu'il me fait: regarde, c'est plein de fourmis crâmées, électrocutées! Ton sadique, c'est ça ! Les fourmis avaient changé de chemin, suivaient le fil électrique et passaient dans l'interrupteur. Quand deux ou trois passaient ensemble et se rencontraient dans l'interrupteur, ça faisait contact.

Tu peux dormir tranquille, mets juste un coup de pschitt anti rampant.


Voila une histoire Marseillaise de fourmis à la Hitchcock.

Il vaut mieux la raconter le matin que le soir avant d'aller se coucher, dès fois qu'un mauvais rêve vous assaille !!!!

Bonne journée

Le grillon

05.08.2006

Recette de cuisine: Les moules peintes

Vous venez de manger les moules farcies aux amandes ou aux noisettes. Sauf grande faim, il vous reste les coquilles.
Vous avez quelques enfants chez vous.
Mélangez le tout, un enfant et 6 moules.
Sortez un grand tablier et attachez le autour du cou de chaque enfant.
Faites bouillir les coquilles à feu vif pendant 5 min. Pas les enfants, qui bouillent déjà d'impatience. Egouttez, rincez et faites refroidir moules et enfants.
Faites nettoyer les coquilles à l'intérieur et à l'extérieur.
Mettez deux à trois couches de journaux sur une vieille table de jardin.
Versez de la peinture blanche dans deux soucoupes et sortez un pinceau par enfant.

Faites peindre en blanc l'extérieur des coquilles et faites sécher à l'air libre.
Puis lavez les mains, les bras et jambes des enfants, et accessoirement prenez une douche.
Préparez autant de soucoupes que de couleurs, et un pinceau par couleur.
Faites réciter trois fois à chaque enfant: quand j'ai fini avec un pinceau, je le repose sur la bonne soucoupe. Menacez le de l'exclure en cas de faute lourde.

Lâchez maintenant les coquilles blanches, les pinceaux, les enfants et laissez les tranquille en vous contentant d'approuver.
Une fois les soucoupes vides, proclamez le début de la recréation, avec un Kinder surprise ou une glace au chocolat.
Faites couler un bain bien chaud et photographiez les chefs d'oeuvres.
Puis composez les numéros de téléphone des parents et enregistrez les conversations des enfants.
Enfin, rassurez ces derniers qui ont eu peur que vous fassiez manger des moules peintes à leurs rejetons.

Voici le mode d'emploi en image.
Le blanc d'abord:

medium_moule_avant.jpg
, puis la couleur.
medium_moules_couleur.jpg

Un premier résultat, qui a laissé beaucoup de traces.
medium_moules_manon.jpg

02.08.2006

Chérie, tu as planté du cannabis ?

Dans un pot en terre, la graine avait germé. Une pousse verte vigoureuse, aux feuilles finement découpées, n'arrétait pas de grandir.
Des amis branchés, faisant la tournée du jardin, s'arrête devant la plante et s'exclame: Christian, tu vas le fumer ? Quoi donc ? Ben, le cannabis ?

medium_ibiscus_canabis.jpg

Ma foi, on attendre qu'il fleurisse, a dit sagement ma moitié, un peu ébranlée tout de même par l'affirmation vigoureuse de personnes qui semblaient reconnaitre l'herbe de loin.
Et il a fleuri.
medium_hibiscus_cannabis.jpg

Alors, fumable ou pas ? Je compte sur vous, les botanistes ! En tout cas, la fleur est superbe, différente des autres variétes. Ma moitié soutient que c'est un Hibiscus

01.08.2006

Pauvre femme, si jeune avec quatre enfants.

Aujourd'hui, je suis en retard pour venir bavarder avec chacune et chacun d'entre vous. J'ai fait parcourir vos blogs de juillet à mes visiteurs, et cela nous a fort occupé.
Ils ont apprécié la variété des sujets, l'humour et le bonne harmonie dégagés dans l'ensemble.

Pour réparer un peu vis à vis de Jacqueline l'indigestion de géographie qu'elle a subie, voici un fragment d'anecdote que nous avons vécue, ma petite femme et moi.
C'est un peu à son intention, pour qu'elle continue à nous faire vivre ses souvenirs.


Marié et militaire appelé, en garnison à Strasbourg, avec une solde de 17 anciens francs par mois et quatre savons, je ne pouvais guère subvenir aux besoins du ménage.
Notre premier fils avait un peu plus d'un an, et pour joindre les deux bouts, mon épouse gardait 3 autres enfants à la maison. Une fille de 2 ans et demi, et deux bambins de 6 et 3 mois que l'on aurait pu croitre jumeaux, l'un chétif et l'autre joufflu.
Dans deux cas, le géniteur avait fui, et pour le troisième, un notable avait fait accoucher sa maitresse "en voyage" puis cachait le fruit de leurs amours. Tous les parents restants venaient voir leurs gosses chez nous.
Mais quand, les jours de permission, nous les promenions dans le parc de la Citadelle, chacun de nous avec une pousette et tenant un enfant par la main, nous entendions les commentaires des badaud, du genre: ( je ne garantis pas l'exactitude, mais le sens y était)

Si jeune, déjà avec quatre ! Y pourrait faire attention le bidasse !
Tout de même, c'est trop rapproché, elle n'a pas de jeunesse et puis, elle peut pas en profiter, des enfants.
Moi, je voudrais pas être à sa place !

Et nous avons dû partir au bout d'un an, laissant 3 gosses qui avaient eu le temps de s'attacher à nous. La vie n'est pas toujours juste !

Puis la trace s'est perdu avec les déménagements des uns et des autres.
Et ce n'est pas à nous de faire des recherches.

Bonne soirée, sans moustique, avec plein de basilic, de tortillon moustiquogène, de fumigéne moustiquatoire.

Christian

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