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12.01.2008
Une pastorale 3
Le changement de décor se fait avec les acteurs eux-mêmes, devant les spectateurs. L'étable est montée pendant que les galoubets et tambourins jouent.
La vierge chante pour endormir son "enfantoun" son petit enfant.
Mais ici, le bébé est bien réel, un angelot de deux mois dont celle qui chante est la véritable mère !! Cet enfant a été d'une sagesse incroyable pendant l'heure entière où il a été sur scène. Ni les chants, ni les appludissements, ni les lumières ne l'ont effrayé.
Vous verrez d'ailleurs un peu plus loin que l'heure de la tétée avait sonné et que la maman lui a donné le sein sur scène, calmement, sans s'interrompre dans son rôle. Un moment de bonheur de plus dans cette pastorale.
Simounet, le fils d'Arpian, vient voir si les gens qu'il a logé dans l'étable vont bien, dès son réveil.
Avanço, Simounet. T’aviéu parla d’un enfant que devié ven. Te rememòries? Es vengu, ve.
Simounet
Oh! lou bèl enfantoun!... Mounte l’avès croumpa? ( Où l'avez vous acheté ?) quento miniaturo!... Semblo un ange?... Coume es poulit! Voulès que ié fague un poutoun?
Simon sera le premier apôtre, lorsque le temps sera venu !
La Vierge reçoit une vision qui lui montre ce qui arrivera à son fils, jusqu'à la mort sur la croix. Triste, elle se rebelle au début, puis accepte son sort !
C'est à ce moment que le bébé a réclamé à boire, comme vous pouvez le voir.
Puis les bergers sont arrivés à l'étable.
Le maître berger reconnait en l'enfant son Seigneur et s'agenouille.
C'est au tour de la petite fille du maitre berger, Janet, de venir embrasser le nouveau né. Joie et chants calqués sur la chant de Noel :
Lia proun de gènt que van en roumevage
Lia proun de gènt que van en Betelèn
Li vole ana, ai quàsi proun courage
Li vole ana, s’iéu pode camina
La cambo me fai mau, bouto sello, bouto sello
La cambo me fai mau, bouto sello à moun chivau
Il y a assez de gens qui vont en pélerinage,
Il y a assez de gens qui vont à Bethléen.
Je veux y aller si j’ai assez de courage,
Moi je veux y aller si je peux marcher.
La jambe me fait mal
Mets la selle , mets la selle,
La jambe me fait mal,
Mets la selle à mon cheval.
Les villageois viennent à leur tour apporter des présents à l'enfant , certains cocasses comme des saucisses ou un sécateur pour tailler la vigne. Puis tous chantent leur attachement au Créateur.
Après que tous les bergers aient adoré Jesus, le maire de Bethléem, mis au courant de la naissance d'un roi, vient arrêter ce concurent d'Hérode. Les bergers s'interposent et font un rempart à l'enfant.
Le garde champêtre, ancien troupier d'Empire, représentant l'autorité, cède le premier.
Puis le maire aussi reçoit la grâce et se convertit.
Après que Barthoumiéu ait confessé sa faute, suivi de Nanan qui en fait autant, il ne reste comme pécheur endurci qu' Arpian, qui semble désorienté.
Finalement, il tombe aussi à genoux, se repend de ne pas avoir accueilli Joseph et Marie hier, leur donne tout son or. Son fils se jette alors dans les bras du père qu'il retrouve !
Le village tout entier, réconcillié, chante à l'unisson.
Et la salle debout, à fait un triomphe aux acteurs, tandis que Marie présentait à tous un Jésus adorable, les yeux grand ouverts.
Celles et ceux qui seraient passionnés par cet art populaire bien sympathique peuvent aller voir cette pastorale qui se joue tous les dimanches à 14 h 30 jusqu'au 3 février inclus dans les villes de Valréas le 13 ( salle du Vignarès) , Avignon le 20 ( Salle Benoit XII) et Pernes les Fontaines le 27 janvier ( Salle des Augustins) , puis Malemort du Comtat le 3 février ( Salle des fêtes).
Le grillon s'absente jusqu'à mardi et vous laisse en compagnie de ce poupon et de sa maman, qui le remplaceront avantageusement !
La semaine suivante sera en pointillé, avec des visiteurs devant l'écran !
06:52 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
11.01.2008
Une pastorale : 2
A la reprise, les gens du village continuent leur fête, les femmes dansent aux sons des tambourins, puis tout le monde part se coucher.
En pleine nuit, Marie et Joseph arrivent épuisés à Bethléem. Ils frappent à la porte de l'auberge.
Sans argent, ils sont rejetés par Arpian, et s'aprêtent à dormir à la belle étoile.
Malgré cela, Marie chante sa confiance dans le Seigneur, alors que Joseph se lamente.
Ils quittent la scène, mais Simounet, le jeune fils d'Arpian, plus généreux, les ratrappe et les conduit dans une étable appartenant à Arpian , sans le dire à son père. Marie lui promet que son geste sera récompensé.
Pendant la nuit, Nanan explique à Bartomieu qu'il est berné par son maître, pas payé depuis 18 mois et qu'il ne verra jamais ses gages s'ils ne vont pas les chercher.
Bartomièu, chapitré par Nana, profite du remue-ménage à l'auberge pour voler la marmite d'Arpian, remplie d'or.
Sauvaire, le vieux maître berger, garde les troupeaux de la commune, dans le calme de la nuit. Sa dernière fille, Janet, est venue monter la garde avec lui et chante son rêve étrange.
Au pendis de la mountagneto,
Gardave emé tu li móutoun,
L’auro alenavo lóugeireto
E cantavo coume un vióuloun
Peramoundaut la luno blanco
Courrié plan-plan
Espandissènt de long di branco
De raioun blanc.
Tout èro siau dins la naturo;
La terro amudido dourmié:
An founs di bos, sus lis auturo,
Lou crid dóu chot just s’ausissié.
Quand, subran, parèis uno estello
Dins lou trelus.
Noun, de tant grando, de tant bello
N’en veirai plus.
A la fin du chant, elle voit l'étoile de son rève, la montre à son grand père et tous deux entonnent un chant de louanges.
Janet réveillent les bergers les uns après les autres et ils apercoivent à leur tour l'étoile.
Puis les anges eux mêmes viennent annoncer aux bergers la grande nouvelle: le Messie est né, allez le visiter !
Les bergers chantent le Gloria, puis les anges leur indiquent le chemin.
Voici les paroles des anges
Au pourtau de la bourgado
Dins un marrit establoun,
Trouvarés un enfantoun:
Sa maire l’a dins sa brassado;
Un ase, un biòu, clin, atentiéu
Caufon lou cors de l’Enfant-Diéu.
Une fois les anges partis, toute la troupe se dirige vers l'étable en laissant les moutons à la garde de Dieu, en allant revêtir les habits de fête et apporter les présents.
Parten, dau! dau! pèr Betelèn
Galoi, countènt,
Perden pas tèms.
Au Diéu Sauvaire,
Em’ à sa Maire,
Anen lèu faire
Nòsti presènt.
Fau, mignot, nous prepara
Pèr lou moumen, leissas li fedo;
Lou bon Diéu li gardara,
Miés que s’èron dins li cledo.
Pas d’alòngui, dau! dau! dau!
Carguen lis abit de fèsto:
Fau qu’avans lou cant dóu gau
Nosto bando fugue lèsto.
Tóuti en cor
Parten, dau! dau! pèr Betelèn, etc,
Pendant ce temps, Barthomieu ne peut dormir. Rongé par le remords, il raconte aux bergers qu'il croise ce qu'il a fait.
Nanan l'apprend, et corrige Bartomièu, et l'attache pour qu'il ne dise plus rien.
15:19 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
10.01.2008
Une pastorale: 1
Les mois de décembre et janvier sont en Provence, depuis le Moyen Age ans, ceux des Pastorales, jouées par des troupes de village. On en compte plus de 200, depuis le première en 1300 et quelques.
Celles qui sont jouées dans les environs de mon terrier le sont par des troupes d'amateurs. Les plus renommées viennent de Barbentane, d'Avignon, ou tout proche, du village voisin de Mazan où s'active la troupe " Di gènt dou Brès ".
En patois local, compris par tous les anciens aux alentours, ces derniers ont donné dimanche dernier la pastorale "L'oulo d'Arpian" , ( la marmite d'Arpian) écrite en provençal,en 1904, par Marius Chabrand .
Elle comprend quatre actes chantés: le village de Bethléem; Dans les collines; Un conseil municipal à Bethléem; La sainte étable. La vie du village d'alors s'entremêle à l'histoire sainte et les plaisanteries sur les habitants qui se reconnaissent font rire toute la salle. Les acteurs prennent des libertés avec le texte et improvisent. En cette période pré- électorale, il y a eu des sous-entendus qui en disaient long.
Plantons le décor :
Lou tiatre retrais uno plaço de vilage. Au founs, à senèstro uno
carriero qu’aperalin s’esperlongo; au founs, à drecho, subre un
plan un pau mai proche, l’oustau-de-vilo, que la grando porto n’es
en visto dóu publi. Au proumié plan, à drecho, l’aubergo de la
Cabro d’Or; au proumié plan, à senèstro, lou cafè dóu Soulèu.
Vous y êtes ? Vous êtes à Bethléem. Les villageois sont sur la place, les jeunes jouent du tambourin et du galoubet, d'autres bavardent, c'est une journée de repos au village. Les derniers spectateurs regagnent leur place. La représentation commence.
Hérode est roi de Judée sous César Auguste. Ce dernier ordonne le recensement de tous ces sujets. A Betelèn, l'opération est conduite par le très honorable maire Matiéu, aidé dans son oeuvre par son commis Gau-Gallin porté sur la bouteille et par Chouio, son garde champêtre
La tête enflée, il chante ses propres louanges:
Me podon sousprene sus rèn. On ne peut me coller sur rien
Siéu pas niais, nimai ignourènt! Je ne suis ni bête, ni ignare
Bèn que nascu d’un faturaire, Bien que fils d'un laboureur
Siéu lou Maire de Betelèn! Je suis le maire de Bethléem
Lou gouvernour de la Judèio, Le gouverneur de la Judée,
Tres cop pèr semano m’escriéu, Trois par semaine m'écrit
E lou rèi de la Galilèio et le roi de Galilée
Pren si counsèu de quau? De iéu. prend ses conseils de qui ? De moi !
Meme lou grand Cesar de Roumo Même le grand César de Rome
L’Emperaire dóu mounde entié, l'Empereur du monde entier
Saup ma valour. Vès, de la poumo connait ma valeur. Vois, avec une pomme
M’a decoura, iéu lou proumié. m'a décoré, moi le premier
Siéu lou Maire, etc. Je suis le maire etc ..
Arpian, l'aubergiste de la Chèvre d'or, le plus riche du village, a entendu parler de la nouvelle. Avare, il se frotte les mains, pensant à tout le monde qui sera obligé de venir manger et boire chez lui. Il exploite sans scrupules ses deux domestiques, Nanan le perfide et surtout Bartoumiéu, le benêt.
Il envoie Nanan aux commissions, en lui recommandant de ne pas dépenser, en oubliant de lui donner de l'argent ! Nanan chante tout ce qui se dit dans le dos d'Arpian au village !
Bartoumièu arrive de la corvée de bois pour les fourneaux. Il chante sa détresse, sa fatigue et dit tout le mal qu'il pense de son "rapiat" de patron. Celui ci arrive et l'envoit sans ménagement aux cuisines avec une liste longue comme le bras de travaux à faire.
Chargé par le maire d'annoncer la nouvelle du recensement, Gau-Gallin s'éclaircit la voix avant de souffler dans son clairon. Il chante les bienfaits du vin, à sa façon.
Mais quand il commence à vouloir emboucher son clairon, complètement bourré, c'est un couac lamentable. Le garde champêtre prend la relève, lit le décrêt du recensement, en flattant le maire comme il se doit !
A la population rassemblée, le maire offre un verre et tous font la fête, chantent et dansent en l'honneur de l'Empereur César.
Fin de l'acte 1.
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03.01.2008
Deuxième note de l'an dernier
Hier vous avez relu une prose poussièreuse de l'an dernier sur la France, voici celel rédigée pour l'Europe.
Là, ce n'est pas complètement nul: le ministre des Affaires Etrangères n'a pas le titre, mais le costume. La Défense commune continue de progresser.
Les frontières ont l'air de se mettre en place, avec le niet à la Turquie accepté dans les esprits.
Le logement social, le truc des containers empilés est à la mode dans deux ou trois pays.
Mes voeux pour l'Europe
De plus en plus frappé, le grillon réveur. Déjà, il délirait hier en supprimant les avantages des hommes politiques, puis en supprimant carrément la moitié des politiques eux mêmes.
Aujourd'hui, il rève d'Europe ! Europa emportée par Jupiter est bien loin. Nous sommes 27 dans le même lit, et Zeus lui même s'enfuierai devant la cacaphonie dans la chambre nuptiale.
Je compare l'Europe actuelle à un autobus avec un moteur à pédales, à trois volants, un au centre, un à droite et un à gauche, qui change de conducteur tout le temps, en changeant aussi de parcours en même temps. L'accélérateur est minuscule, caché sous le tapis; par contre, il y a au moins 26 pédales de freins toutes efficaces. La boite à vitesse possède une marche avant, qui s'enclenche uniquement le jour où le taux d'absentéisme est accceptable. Mais jamais les lundi et vendredi, lendemain ou veille de fin de semaine.
Quand le voyageur comme votre serviteur se rend dans des grands pays comme la Chine, l'Inde, les USA, le Brésil, la Russie, il se rend vite compte que ces derniers conduisent des autobus économiques avec un seul volant, avec un seul conducteur pour plusieurs années, et que c'est autrement efficace.
Le dernier vote sur la Constitution Européenne m'a navré. J'avais mis un oui dans l'urne, me réservant de voter non pour l'entrée de la Turquie quand le moment viendrait. Il y a des limites géographiques, et les pays charnières resteront des charnières, comme le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte et le Moyen Orient, la Russie, la Turquie et d'autres qui n'ont pas vocation de faire partie de cet ensemble.
Mais j'avais soigneusement lu les textes, mis en balance les avantages avec les inconvénients et m'étais forgé mon opinion.
Oui à un Ministre des Affaires Etrangères Européen, oui à un début de défense commune, oui à tout ce qui donnait une ossature à l'Europe vis à vis du reste du Monde. Oui à un vote à une majorité solide, sans léser obligatoirement les pays les moins nombreux.
Mais il faudra du temps pour revenir là dessus. Et pourtant, c'est nécessaire !
En attendant, je rève
-- à une carte d'identité Européenne, avec le dessin d'une frontière valable pour 10 ans.
-- à la suppression du mandat de Député Européen en cas d' absences consécutives ( 4 ?)
-- à une harmonisation dans des secteurs comme la TVA, qui devrait se rapprocher pour tous d'un taux unique pour le secteur considéré, pour y arriver dans 5 ans. Il est ridicule de pouvoir aller acheter son essence ou ses cigarettes en Belgique ou en Espagne.
-- à un réel effort pour s'accorder sur le contenu des mots "Social" et "Libéral" entre les tenants des deux tendances. On ne peut éviter la concurence mondiale, et j'ai grand peur que le principe des vases communicants s'applique aussi aux économies. D'où la nécessité et l'urgence du partage, de l'abandon des corporatismes et du regard toujours tourné vers le haut de l'échelle. D'où aussi la nécessité de se serrer les coudes entre pays voisins, d'unir nos compétences.
-- à une politique harmonisée du logement. Aux USA, déménager d'un bout du pays à l'autre ne pose pas de problème, c'est dans la mentalité. La famille trouvera à se loger. En Europe, la maison est tabou, et déménager sur 100 km pose toujours problème. Dans ma vie de grillon salarié, j'ai déménagé 16 fois en 30 ans. Sur les immenses chantiers Canadiens, l'arrivée de 5000 personnes avec familles est résolu par les habitations "trailers". Ce sont des caravanes sans moteurs, largeur routière, de 2 ou 3 fois 8 m de long. 40 à 60 m2, préfabriquées, transportables sur semi remorque, assemblées en quelques heures. Tout le confort y est présent. Je suis persuadé que nos constructeurs automobiles peuvent fabriquer ce genre de logement.
Sur les chantiers Français à l'étranger, les entreprises utilisent des containers préfabriqués, solution que reprennent les hôtels type Formule 1. Avec un minimum de technologie, l'ensemble serait convenablement isolé et chauffé au solaire.
Reste le problème du foncier. Ce n'est pas la place qui manque, ce sont les temps de transport qui sont souvent trop longs autour des grandes villes. La voiture a tué la voiture. Je rève de revenir en arrière, avec des interdiction de circuler avec une voiture individuelle qui seront mal acceptées, mais avec la mise en place de transports en commun gratuits pour les résidents, comme l'attribution de la carte orange gratuite.
-- à l'enseignement l'anglais depuis la maternelle et 2 autres langues européennes dès le collège. Si l'anglais a toute les chances de devenir la langue des affaires, les jeunes se parlant correctement se comprendront.
-- à un livre d'histoire unique pour tous les petits enfants, où Jeanne d'Arc, Iéna et la Shoah seront traités avec objectivité, dans chaque état.
A vous d'ajouter des images à mon rève. Demain, je remets les pieds sur terre, après demain, je vais voir si Bloladgi est toujours disposé à te raconter ce qu'il a vu en Inde du Sud.
Mais si vous êtes d'accord, pourquoi ne pas envoyer mon rève et vos commentaires à nos candidats. Quel poisson d'avril !!
Je vois en pas de page que je vous parlais de l'Inde du sud en ce temps là.
Et si nous faisions un tour en Chine ? Le grillon et Madame y étaient il y a 6 ans. Vous allez être abreuvés d'images actuelles dans quelques semaines pour les Jeux Olympiques. Si vous voulez voir à quoi ressemblait Pékin avant d'être démoli, je vous propose un voyage en images.
Vous serez tous bientôt rentrés dans vos foyers et la faramblogue sera au complet !
09:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
02.01.2008
Cette note a juste un an !
Voici ce que j'écrivais il y a juste un an, avec des voeux pour notre pays. Le père Noël ne m'a pas apporté grand-chose de ce côté là ! Je ne suis guère écouté ! Aussi, je ne propose plus rien, mais si un jour on remplace la lettre de Guy Moquet par une autre, pensez à celle ci, en supprimant quelques longueurs, en rajoutant une ou deux dispositions de bon sens, elle pourrait faire l'affaire.
Aussi, pour aggrémenter votre lecture bis, voici un peu de Mauranne.
Que pourrais-je souhaiter pour notre pays pour 2007 ?
Tout d'abord, que le n° 1 élu en avril soit profondément honnête, sans chercher à s'enrichir, ni lui, ni ses proches. Qu'il ne profite pas de sa position pour s'arroger des privilèges non indispensables à sa fonction, pour se soustraire ou faire obstacle à la justice.
Ensuite, qu'il applique aux autres membres du gouvernement la même cure d'honnêteté. Je verrais bien par exemple :
-- La suppression de tous les logements de fonction, sauf au Ministre des Affaires Etrangères.
-- La publication mensuelle de toutes les notes de frais des membres du gouvernement, avec justificatifs joints, avec la possibilité de les consulter.
-- La publication annuelle de la déclaration de ses revenus et de celles des 4 999 plus hauts revenus de la fonction publique.
-- Le changement de la représentativité des députés à l'Assemblée Nationale. En effet, si l'agriculteur, le docteur ou l'avocat veulent siéger au Parlement et faire correctement son travail de député, il ne pourra pas entretenir sa ferme ou garder sa clientèle. Et une fois son mandat terminé, s'il n'est pas réélu, comment va-t-il faire vivre sa famille ? Ce n'est pas le cas pour les fonctionnaires qui retrouvent leur traitement, comme s'ils n'avaient pas été absents pendant 5 ans. Résultat: les professions privées ne se présentent pas et sont en sous-effectifs. Je propose que les si fonctionnaires retrouvent bien un poste, ce soit avec le traitement après 6 ans de carrière, et qu'ils doivent gravir les échelons comme les jeunes. Certains de vous auront d'autres idées plus égalitaires !!
-- La diminution des gens qui sont censés nous représenter. Regardez: Nous avons tous un Maire, un conseiller Cantonal siégeant au Conseil Général; une Communauté de Communes ou d'Agglomération qui regroupe des communes différentes de celles du Canton. Les Communautés en question se partagent le territoire avec des Départements dont sont élus les Députés, et la séparation des tâches des uns et des autres est bien floue. Nous faisons partie d'une Région dont le vaste hôtel de région, souvent luxueux, abrite quantité de gens tous fort occupés. Et nous arrivons à l'Assemblée Nationale et au Sénat, qui ne cessent de se désengager de leurs responsabilités au profit des autres acteurs, sans leur fournir les crédits correspondants.
Je dis qu'il y a beaucoup trop de gens que nous payons avec nos impôts, et qui se marchent sur les pieds. Pour preuve, je reçois dans ma boîte aux lettres le programme des festivités annuelles de mon village, celui du Canton, qui regroupe ses 14 villages dont le mien, celui de la Communauté d'Agglomération qui en fait de même, pour 25 d'entre eux, ( mais seulement 8 sur les 14 du canton); la ville de Carpentras m'envoie le programme de ses Estivales et celle d'Avignon celui du festival. Mais je retrouve ces deux programmes, beaucoup moins détaillés cependant, dans la brochure culturelle de la Région PACA, où Marseille tient la vedette.
Celui de la Communauté d'agglomération est tiré à 25000 exemplaires, quatre couleurs, papier glacé. À combien revient celui de la Région ?
Je suggère de garder: Le Maire, seul vraiment indispensable dans tout cela.
De supprimer les Conseillers Généraux et les Cantons. De supprimer dans les Départements tout ce qui fait double emploi avec la Région, et à terme de supprimer les fonctionnaires départementaux.
Je garde les Communautés de communes, regroupements issus de la volonté des Maires, donc de gens en général sensés et proches des citoyens. De taille moyenne, ces structures font un contre-poids à la prédominance du chef-lieu du département dans l'attribution des crédits.
Je garde les Régions, car on se sent Poitevin, Auvergnat, Lorrain ou Breton. Il faut une structure qui dépasse le département si on veut agrandir un aéroport, percer un tunnel ou construire un hôpital. Et il aura quelques députés par région pour garder un nombre suffisant de ces braves bipèdes là.
Pour ne pas fomenter inutilement une révolution, je suggère de continuer à payer intégralement le traitement à tous ceux dont je supprime le poste jusqu'à 60 ans, et sur la base du volontariat, de leur demander de s'engager dans l'action sociale.
-- Ensuite, et c'est presque fini, le suivi plus strict de toutes les aides distribuées aux RMIstes, Couverture Médicale Gratuite, Avocat commis d'office et autres avantages sociaux, qui me semblent généreusement attribués, conduisant parfois à un assistanat dont l'intéressé ne sort plus. Aider, tendre la main, accompagner, avoir du coeur, oui. Encore davantage. Mais avec justice.
-- Et pour finir, un accueil à nos frontières complètement modifié. D'un côté, l'apprentissage de la courtoisie à tous les acteurs de l'accueil, du douanier au chauffeur de taxi, en passant par le fonctionnaire de police. De l'autre, un retour au pays d'origine ou une acceptation dans les 3 mois qui suivent la demande du migrant.
J'en ai bien d'autres dans ma besace de petit grillon, représentant du peuple de la France de tout en bas, de la France terrienne, comme l'interdiction d'être juge d'instruction avant 35 ans, comme l'alourdissement des peines pour les délits de personnes élues, mais je ne veux pas vous lasser en ce début d'année, que je vous souhaite la plus heureuse possible.
Le plus utopiste des grillons
Demain, je ressors celle de l'Europe. Pas beaucoup de succès non plus, mes idées.
09:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note