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31.03.2008
74 Autour de Dali : Les Baï aux champs
Revenu de la promenade lacustre, dont le langage a surpris plus d'un, nous avons cette journée devant nous pour aller, comme le sous préfêt de Daudet, faire un tour aux champs. Ils sont à la porte de la ville, vastes terres plates inondées comme ici, où le riz pousse sous le soleil.
De l'autre côté de la route, les paysans sont au travail. En regardant avec attention, même un étranger se rend compte de différences de fortune.
Dans ce grand champ où la récolte vient d'avoir lieu,une femme glane les grains, au centre de l'image. Les tas de paille vont être enfouis comme engrais.
Un peu plus loin, c'est un mélange mi compost mi fumier qui est étalé. Les tournesols ne penchent pas encore leur lourde tête en signe de maturité.
Des planches de colza, séparées par les rigoles d'irrigation, se moissonnent à la main.
Signe de méchanisation, ce motoculteur a remplacé le zébu ou le buffle dans les labours. Ses vastes roues à aubes lui permettent de ne pas s'enfoncer dans l'argile ! Mais cet engin, qui va bien plus vite, a jeté sur les routes de l'exode 100 millions de paysans qui servent de main d'oeuvre bon marché sur les chantiers des villes.
On voit bien que dans cette parcelle, elles ne sont que trois à travailler: deux femmes qui repiquent et une autre qui égalise le fond et casse les mottes, travail réservé d'ordinaire aux hommes.
Par contre, ce champ est pourvu en main d'oeuvre: au moins 8 au repiquage et plusieurs en amont, dont un homme pour la tâche habituelle. Propriétaire et salariés ?
Des champs, nous arrivons au village. Dans une ruelle, une fourmi humaine s'avance au loin, sous un ballot de paille.
Même si un brin de paille est léger, une meule ne l'est pas. Combien de kilog sur les reins ? 30 ? 40 ? J'attend vos estimations !
Ce tireur de charreton ramène les fagots de la batteuse. Pas si facile avec les roues qui s'enfoncent dans les tiges.
Installée dans une cour, l'égreneuse est mécanique, loin des battages au fléau rencontrés au Laos ou au Cambodge. Là aussi, il y a besoin de moins de monde ! Néammoins, une femme continue à grapiller les grains oubliés en vannant la paille rejetée.
Et manipuler toute la journée un plateau rempli est fatigant, à l'image de cette femme aux reins douloureux !
D'autres familles, qui n'ont pas de batteuse, utilise les moyens traditionnels modernisés pour séparer les grains : le roulage des voitures. Ici, une européenne et non une japonaise ! CeeCeerico !
Tout est bon pour y parvenir, et même ce taxi chargé à ras bord fait l'affaire. On a toutefois oublié de demander l'avis du cheval.
J'ai trouvé ce taxi pittoresque, mais je vous invite à encore un peu plus de couleur locale, nous allons visiter de ce pas le village de Zhou Cheng
07:20 Publié dans Voyage en Chine | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
30.03.2008
INGRID BETANCOURT 2226 DIAS ENJAULADA
Ustedes que me leeis, desde Colombia, desde Bogotá o desde cualquier lugar...
.. Por favor, transmitidle esta carta
Ignoras quien soy yo. Mi nombre y mi persona no tienen ninguna importancia, pero lo que si es importante, es lo que tengo que decirte.
Te escribo desde un apacible lugar de Francia, un país donde no hace falta tomar armas para cambiar un gobierno.
Si mi mensaje te llega, que sepas que detrás de mi, no hay ninguna organización, ningún partido político, ningunos amigos o enemigos de tu causa. Tu causa, es la tuya, el combate que elegiste llevar es el tuyo y no te juzgo.
Desde hace unos años, escucho hablar de ti, pero sobre todo, desde hace años y por encima de ti, escucho hablar de los prisioneros y los rehenes que tú y tus amigos retenéis en la jungla. Quizás tu causa es justa, es la historia quien nos dirá si has tenido razón de vivir o de morir por ella.
Pero no tienes el derecho, en nombre de tu combate, de mantener prisioneros, lejos de sus famillas y de sus amigos, de la gente, hombres y mujeres extranjeros de la guerra que llevas en contra de las autoridades de tu país.
Privando a esta gente de su libertad, haciendo de ellos seres desgraciados y desesperados, robándoles varios años de su vida, resulta que estas haciéndole mas daños a tu causa , a la que crees defender, incluso por encima del que podrían hacerle tus enemigos.
Haciéndote carcelero de estos inocentes, dejas de ser un combatiente, te vuelves un verdugo. En un verdugo que cada vez más aparece ante los ojos del mundo entero, si tu y tus camaradas no liberáis ya a todos vuestros prisioneros.
Te pido, y es también por ti mismo que debes de hacerlo, que devuelvas a tus prisioneros la libertad a la cual tiene derecho cada ser humano en esta tierra, en prioridad a los que están enfermos, y seguidamente a todos los demás.
Y piensa que si jamás uno o una, como Ingrid Betancourt, que se escucha por allí que esta muy enferma, llegara a morirse, tu, no solamente serías un verdugo, ¡serias también un asesino!
¿Que mirada obtendrás de tus amigos, de tus hijos, si mantienes a unos inocentes enjaulados, y les dejas morir?
Entonces, es tiempo ya, libera pronto a los rehenes. Haciéndolo, tú también quedarás liberado.
Su libertad, ¡es también la tuya!
20:42 Publié dans Ingrid | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
73 Le lac des cormorans
En ces temps troublés, se tourner vers les dieux oubliés a toujours été un réflexe pour des milliers d’hommes et de femmes. Surtout lorsque les forces du bien vous prennent pour cible à travers un pare-brise délavé par la pluie occitanne. C’est ainsi que je pris la direction d’un temple renommé pour ses prédictions, pour savoir vers quel saint me tourner. Comment faire pour résister aux charmes qu'elle possédait !
A l’entrée, une servante me fit signe de la suivre, silencieuse, en haut des marches de marbre blanc et se retourna d’où elle venait.
Elle me laissa dans une première salle, rouge Toulouse, où une divinité assise en position de lotus, me fit signe silencieusement avec sa main droite de déposer mes pièces jaunes dans le coffre à ses pieds. Rien à voir avec les minuscules boîtes dans nos bureaux de poste ! Il y avait de la place pour ma solde entière de retraité.
Je déposai respectueusement quelques kopecks, deux roupies de sansonnets, trois francs six sous, qui tintèrent gaiement contre le solide fond de bois.
Une réplique de David Douillet, en tenue de judoka rouge, s’inclina et remit en place le serpent menaçant qu’il portait au cou en guise de ruban olympique.
Ce naja m’indiqua alors d'une langue fourchue une porte dérobée je ne sais où, où trois sages, à l’écharpe rouge, fraîchement élus dans les mairies communistes du coin, me dispensèrent l’horoscope du jour avec un haut parleur capable de porter des mensonges jusqu’au Tibet proche : Ton dragon approche ! Ecoute sa bonne parole !
Une grille aux pointes lancéolées s’ouvrit en grinçant et je pénétrai dans le sanctuaire du dragon émeraude.
Une image apparut au mur, en relief, étincelante de réalisme : Il me tendait de sa patte droite la boule de potion magique capable de me garder de mes ennemis, à condition que je parvienne à noyer le poisson.
Raymond Domenech y aurait vu une prédiction sur les résultats de la coupe d'Europe, et je suis disposé à la lui transmettre, moyennant quelques places pour la finale au Stade de France !
Tournant rapidement des talons, je filai jusqu’au bord du lac aperçu au loin, à la recherche du poisson pilote d'argent, si possible une dauphine bien intentionnée à mon égard.
Une embarcation allait prendre le large, et m'accepta comme passager.
Son patron, le visage illuminé par une joie sauvage, mais muet comme la carpe que je ne devais pas traquer, conduisait son engin avec une main sure ( la gauche) la droite prête à dégainer son révolver à la moindre alerte.
Le moteur était celui d’une Renault Frégate, modèle postérieur à la Dauphine, et pouvait semer aussi bien son huile que ses boulons, mais certainement pas un pédalo bien entraîné. Je vis là le signe indibutable que j'étais sur la bonne route, si on peut parler ainsi d'un sillage aquatique ! Un écran de fumée nous dérobait avantageusement aux poursuites éventuelles.
De la rive, personne ne nous avait suivis. L’après midi s’annonçait radieux.
Sur la colline voisine, au loin, je me voyais arriver à Marseille, et saluer la Bonne Mère . Hélas, elle avait quitté son socle, j’étais toujours sur ce lac, toujours à Dali, oui da !
Des nuages se levèrent soudainement à l’est, menaçants, barrant l’horizon; comme sur l'étang d'Arcachon, aux passes mortelles pour les néophytes.
Prudent ; le capitaine fit mètre son embarcation à la cape, ce qui ralentit notre marche. Il fallait noyer le poisson demandé par le dragon émeraude, mais non les passagers.
Profitant de notre faible erre, à forces rames, une embarcation suspecte s’approchait, guidée par deux oiseaux aux mines patibulaires.
Foin de mon appréhension. Je reconnus, grâce aux excellents cours d'ornithologie au p'tit Louis à la Castagne, autre truand notoire, deux cormorans, que j’embauchais aussitôt à mon service et qui se révélèrent d’excellents pécheurs en eaux troubles.
Plongeant dans les profondeurs du lac, c’est une pêche digne d’un RM en retraite qu’ils apportèrent. La prophétie du dragon s’était réalisée. J'avais péché par orgueil
Soulagé, je pus alors observer aux jumelles la rive ! Ce que je vis me ra-Gaillard-it. Elle était là !
Je l’avais reconnue, malgré le filet de camouflage anti aérien sous lequel elle s’était planquée.
Elle venait de descendre de son char et s'amusait sur un billard.
Malgré toute sa science, six boules orphelines étaient au tapis et elle n'avait qu'une queue en main ! Depuis sa sortie avec sa bande de copains d'abord dans une ferme reculée du Béarn, je savais qu'elle savait faire reluire certain attribut masculin que la mère de Brassens lui avait interdit de nommer. Elle avait eu le culot de nous le faire savoir ! Comment allait elle procéder pour amener ces sphères dans leur terrier ,
Pendant que vous réfléchissez à la question, je m'éclipse. Je suis attendu ailleurs.
09:20 Publié dans Voyage en Chine | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
29.03.2008
INGRID BETANCOURT 2225 DIAS ENJAULADA
Ustedes que me leeis, desde Colombia, desde Bogotá o desde cualquier lugar...
.. Por favor, transmitidle esta carta
Ignoras quien soy yo. Mi nombre y mi persona no tienen ninguna importancia, pero lo que si es importante, es lo que tengo que decirte.
Te escribo desde un apacible lugar de Francia, un país donde no hace falta tomar armas para cambiar un gobierno.
Si mi mensaje te llega, que sepas que detrás de mi, no hay ninguna organización, ningún partido político, ningunos amigos o enemigos de tu causa. Tu causa, es la tuya, el combate que elegiste llevar es el tuyo y no te juzgo.
Desde hace unos años, escucho hablar de ti, pero sobre todo, desde hace años y por encima de ti, escucho hablar de los prisioneros y los rehenes que tú y tus amigos retenéis en la jungla. Quizás tu causa es justa, es la historia quien nos dirá si has tenido razón de vivir o de morir por ella.
Pero no tienes el derecho, en nombre de tu combate, de mantener prisioneros, lejos de sus famillas y de sus amigos, de la gente, hombres y mujeres extranjeros de la guerra que llevas en contra de las autoridades de tu país.
Privando a esta gente de su libertad, haciendo de ellos seres desgraciados y desesperados, robándoles varios años de su vida, resulta que estas haciéndole mas daños a tu causa , a la que crees defender, incluso por encima del que podrían hacerle tus enemigos.
Haciéndote carcelero de estos inocentes, dejas de ser un combatiente, te vuelves un verdugo. En un verdugo que cada vez más aparece ante los ojos del mundo entero, si tu y tus camaradas no liberáis ya a todos vuestros prisioneros.
Te pido, y es también por ti mismo que debes de hacerlo, que devuelvas a tus prisioneros la libertad a la cual tiene derecho cada ser humano en esta tierra, en prioridad a los que están enfermos, y seguidamente a todos los demás.
Y piensa que si jamás uno o una, como Ingrid Betancourt, que se escucha por allí que esta muy enferma, llegara a morirse, tu, no solamente serías un verdugo, ¡serias también un asesino!
¿Que mirada obtendrás de tus amigos, de tus hijos, si mantienes a unos inocentes enjaulados, y les dejas morir?
Entonces, es tiempo ya, libera pronto a los rehenes. Haciéndolo, tú también quedarás liberado.
Su libertad, ¡es también la tuya!
20:25 Publié dans Ingrid | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28.03.2008
Une facétie de Héraime : le non-anniversaire du grillon
En décembre, notre ami René a demandé à chacun de lui donner son jour de naissance. Au grillon comme aux autres ! Et ce dernier n’a rien répondu ou plutôt, il lui a dit qu’il pouvait fixer la date à sa guise !
Alors, Héraime a choisi le premier avril comme date de naissance du grillon. Elle est inexacte, il avait une chance sur 365 de tomber juste !
Je vous dois une explication à quelques heures de ce premier jour d’avril . Pourquoi ne pas donner mon jour de naissance ? Pourquoi garder secrète cette date ?
Quand j’étais gamin, comme tous les gosses, je me croyais le centre de l’univers, avec une famille qui tournait autour de moi. Que l’on célèbre mon anniversaire, avec gâteaux, bougies et cadeaux, semblait naturel.
Puis, ayant à mon tour fondé une famille, avec des enfants qui se sont pris à leur tour chacun pour centre de l’univers, j’ai changé de discours, de perception, puis de façon de procéder.
La date de ma naissance est devenue alors l’occasion de remercier chaque année mes parents pour m’avoir donné la vie ! Une fête pour eux et non pour moi, car je n’y suis pour rien, que ce soit un premier avril ou un autre jour de l’année. Et il vient un moment où ces remerciements deviennent virtuels ! Alors, ils n’ont plus leur raison de s’exprimer.
Vous avez maintenant l’explication de mon choix, laissant à Héraime la liberté d’inscrire la date de mon non-anniversaire dans son calendrier ! Les anniversaires, comme d’ailleurs les fêtes ne sont guère célébrés dans notre famille aux dates conventionnelles. Nous ne saurions oublier le jour de ma déclaration d’amour à ma Colombine, par exemple. Ni celui de notre mariage et quelques autres. Mais ceux ci sont privés, comme d'ailleurs beaucoup de pans de notre vie familiale.
Mais un premier avril, Poisson rime avec Grillon ! Vous savez tout avec un peu d'avance par rapport à ce non- anniversaire !
21:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
INGRID BETANCOURT 2224 éme jour de captivité
Plutôt que vous contenter, via le site www.betancourt.info, de signer la pétition demandant sa libération une seule fois, essayons de faire plus et de "contaminer" l'ensemble des internautes, français d'abord, européens ensuite, en mettant en ligne un appel journalier.
Celui qui le souhaite copiera l'appel et l'insérera chaque jour sur son blog.
LIBEREZ INGRID BETANCOURT
Et si vous êtes d'accord avec cette action, faites une copie de ces lignes et publiez les sans changement, en faisaint un coupé collé, tous les jours sur votre blog.
On espérait pour elle une libération à Noël, voici Pâques et rien ne semble bouger. Elargissons l'appel à d'autres sites comme Overblog, Blogg, Hautetfort en envoyant ce message à ceux que vous connaissez. Et elle va pas bien aujourd'hui.
J'ai entendu qu'un faible espoir venait de naître à nouveau ! Si c'était vrai !!!
Pas besoin de commentaires,
18:05 Publié dans Ingrid | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
72 Traffic Horticole à Dali
Faisant feu de tout bois, avant qu'une commission rogatoire internationale ne vienne interrompre un fructueux marché, nous avons passé commande, mon épouse et moi de quelques spécimens directement chez les producteurs. Le marché de Dali, en ce 27, se tenait dans le quartier de San Yue San, au vu et au su de tous.
Les orchidées, en vrac, dérobées dans les montagnes voisinnes, encombraient les trottoirs. Pas longtemps, juste le temps de choisir rapidement quelques pieds qui disparaissaient dans un sac , tandis qu'une poignée de yen graisseux s'échangeait dans le silence !
La plus célèbre des grossistes, à l'enseigne de la verte orchidée, était reconnaissable entre toutes, exhibant sa plante, protégée par les nombreux pots de thé alcoolisés servis frauduleusement aux autorités.
Derrière les bougainvillers , un drap bleu à l'enseigne du dragon fumant cachait mal les toux rauques des fumeurs d'une je ne sais quelle drogue interdite.
Rouge comme ces pivoines, une vendeuse détala sans que nous puissions calmer sa peur panique. Qu'avait elle vu ou entendu ?
Pas moyen non plus de savoir à qui appartenait ces pivoines roses
Ces drôles de plantes étaient à l'abandon sur le trottoir. C'est là que nous avions rendez vous avec notre agent. Ce calme aurait dû nous paraître suspect !
Trouvant que l'intérieur de cette espèce pouvait servir de cachette idéale pour ramener au terrier les petites fioles et autres poudres blanches glanées en route, il en avait fait ample provision pour nous. Ce beau spécimen désormais acclimaté au pied du Mont Ventoux ne nous a donné que des satisfactions, lentes il est vrai !
Ce que nous ne savions pas, c'est que le stand était surveillé par une caméra cachée dans un cactus, reliée directement au QG de la police locale. Heureusement, nous entendimes arriver, à grands coups de klaxons rageurs pour se frayer dans une foule devenue passive, le véhicule dernier cri des autorités.
Le commissaire, dressé à l'arrière, jouissait d'une visibilité parfaite. Grace à mon téléobjectif, l'image de leurs silhouettes a rejoint notre fichier informatisé des caméras de surveillance du terrier.
Un sympathisant acquis à notre cause, nous entraîna dans sa maison, juste au coin de la rue. Superbe, avec des boiseries magnifiques, personne ne pouvait le soupçonner d'être un va nu pieds rebelle au pouvoir.
Une fois l'alerte passée, il nous fit admirer sa façade, travaillée par des artisans locaux, où le marbre et le bois se marient avec bonheur.
C'est cette dernière image que nous garderons de lui et de sa maison.
La maréchaussée venait de faire appel à un chien policier redoutable, spécialement dressé pour mordre sauvagement tout contestataire : un pékinois féroce qui avait remonté notre trace jusqu'à l'apothicaire bouddhiste qui nous approvisionnait.
C'est poursuivi par ce molosse que nous nous sommes faufilé dans la foule, qui à droite, qui à gauche, alors que l'animal essayait vainement de se mettre en quatre pour nous suivre ! Heureusement nous avons sur nous en permanence un oranger de service, qui, sorti à temps du grand sac à main de mon épouse, servira à nous nourrir pendant les jours de disette qui ont suivi. Les épiceries en bonbon à la violette étaient toutes surveillées !
Demain, je vous conterai comment nous avons fait la belle sur un lac !
07:40 Publié dans Voyage en Chine | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
27.03.2008
INGRID BETANCOURT 2223 éme jour de captivité
Plutôt que vous contenter, via le site www.betancourt.info, de signer la pétition demandant sa libération une seule fois, essayons de faire plus et de "contaminer" l'ensemble des internautes, français d'abord, européens ensuite, en mettant en ligne un appel journalier.
Celui qui le souhaite copiera l'appel et l'insérera chaque jour sur son blog.
LIBEREZ INGRID BETANCOURT
Et si vous êtes d'accord avec cette action, faites une copie de ces lignes et publiez les sans changement, en faisaint un coupé collé, tous les jours sur votre blog.
On espérait pour elle une libération à Noël, voici Pâques et rien ne semble bouger. Elargissons l'appel à d'autres sites comme Overblog, Blogg, Hautetfort en envoyant ce message à ceux que vous connaissez. Et elle va pas bien aujourd'hui.
Pas besoin de commentaires,
21:23 Publié dans Ingrid | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
31 à zéro ou 0031 ?
Pour pallier à toute intrusion intempestive, entre chien et loup, dans un terrier, j'ai fait appel à une bande de joyeux drilles dans la force de l'âge.
Et la photo d'une dauphine en maraude à l'immatriculation suspecte a été diffusée, du talonneur rablé aux ailiers racés comme des lévriers, cuvée 1958. Celui en bas à gauche plus véloce alors que maintenant.
Et si cela ne suffisait pas, j'ose espérer les camélia en travers du chemin la retarderont suffisamment longtemps pour que l'appel lancé alors aux pandores de la gendarmerie voisine soit suivi d'effet dans la semaine qui suit !
Je vous laisse et file à la mairie du village témoigner du danger !
10:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
71 Les costumes à Dali
Dans la grand rue de Dali, en ce week end de fêtes, les gens vienennt de loin pour participer à cette foire agrisole. Odil demande le goût du tubercule brun d'hier : une chataîgne à peine cuite, avec un côté astringent de coeur d'artichaut violet cru. La bouche un peu amère ensuite, un peu engourdie. Il y a des arrivages de ces tubercules en France dans des épiceries asiatiques. Ne pas en acheter deux kilogs; 200 g suffisent !
Hier également, certains ont trouvé que ces images différaient d'une Chine uniforme en col Mao. Je vous assure que le contrôle de l'Etat est bien réel, sur tous les moyens d'expression, sur les opinions et sur tout ce qui pourrait créer des troubles. Vous avez le droit de vous enrichir, en payant les autorités, en achetant les autorisations, en spoliant éventuellement votre voisin s'il ne sait pas se défendre. Les Han, ethnie dominante en Chine, occupe les postes à responsabilités politiques.
Les populations des minorités ne sont pas très nombreuses. Les Naxi sont 300.000, autour de Li Jiang, les Baï 1,9 millions au voisinage de Dali, les Miao 900.000. Les plus nombreux sont les Yi, avec 4 millions de personnes. Ce sont des tout petits nombres par rapport à l'écrasante majorité Han. Ils représentent des devises pour le tourisme et sont bien tolérés ! Le risque est la perte de leur identité peu à peu.
Sur cette image, les trois femmes au premier plan à droite sont des han, majoritaires ici.
Deux femmes Naxi font du lèche vitrine, alors qu'à gauche, sous la coiffe rouge et blanche habite une femme Baï
Maman n'a rien trouvé pour sa fille, et elle va voir plus loin. Il n'y a pas de soldes, mais on marchande !
Ces jeunes musulmanes palpent une pièce de tissu qui recouvre des galettes de riz. Que vérifient elles ?
Ici, un jeune couple : il ne faut pas oublier que nous sommes sur des chemins parcourus autrefois par des caravanes jusqu'en Arabie et le Moyen Orient. L'Islam a emprunté ces routes depuis des siècles.
Une marcheuse pressée, croisée plus haut, élégante avec cette longue écharpe vive par dessus sa jupe verte et noire. Il y a peu de gens obèses par ici !
Un costume Baï, ou le rouge et le rose domine. Les Baï ont un degré d'alphabétisation plus élevé que les Han, les Chinois classiques et ne bénéficient pas des aides attribuées aux minorités. Une ethnie évoluée.
Qui pourra me donner l'ethnie de ces jolies perruches jaunes sous leurs coiffes aggrémentées de perles. Costumes identiques, s'agit il d'une troupe de danse ? Je ne l'ai pas su !
Je retrouve une jeune femme isolée avec son chéri, une bouteille d'eau à la main, bien sages tous les deux. Se donner la main en public est un geste d'une sexualité torride qui ferait rougir un essaim de lanvandières chinoises. Pas question de se toucher !!
Par contre, les deux donzelles matent sans retenue la mâle poitrine de ce Baï grassouillet, boucle d'oreille au vent. En Chine, un petit ventre rond est un signe de richesse. Seuls les affamés sont maigres, donc pauvres. Et un tour de taille de barrique garantit un carnet de chèque rempli, qui vous met à l'abri du besoin.
Après les perruches jaunes, les poulettes vertes, suivies quelques pas en arrière par des jeunes visiblement intéressés, le compliment aux lèvres. Le souvenir d'un "paseo" espagnol s'impose.
Seules différences vestimentaires, la couleur des rubans descendant des chapeaux. Et ça drague pas mal avec des rires de gorge !
Ces dames sont là pour affaire, en famille et non pour s'amuser.
Ici, pas besoin d'explication : côté coeur c'est radio actif, et elle ont déjà le parapluie pour cheminer 40 jours et 40 nuits avec l'élu de leur choix. Très élégantes, ces demoiselles. Elles ont donné rendez-vous à des copines !
Comme ici, mais sans le parapluie !
Et pour finir, c'est une joyeuse bande qui descend les Champs Elysées de Dali en riant de toute leur éclatante jeunesse. Aucune n'est anorexique et elles respirent la santé !
A côté de ce tumulte, ce grand père relit une fois de plus la lettre qu'il a reçue. Sur le moment, je ne m'étais pas rendu compte qu'un dessin en couleur figurait tout en haut. Je viens de le voir en regardant la photo. On peut imaginer qu'un petit enfant l'a dessiné pour lui. Pourquoi pas après tout.
La fête à Dali dure deux jours et nous aussi, nous restons samedi et dimanche. Demain, nous ferons un peu de shopping, irons visiter une pagode et promenerons sur un lac. Mais demain est un autre jour.
06:30 Publié dans Voyage en Chine | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note






































