« 18 Le Taï Chi des grands mères | Page d'accueil | Comptez vous »

27.07.2008

19 Retour à Khorat

Ce matin, nous devons quitter Philok pour Khorat. Certes, beaucoup d'oncles, tantes et cousins feront le voyage le jour du mariage, mais ce ne sera pas pareil. Leur petite Botan sera au milieu de la foule, tandis que maintenant, elle est encore à eux. La grand mère, qui ne viendra pas, nous l'a confiée en le répétant plusieurs fois. Qui sait comment elle sera l"an prochain ? Et reviendront-ils à coup sûr ?
Bref, je vous passe les au-revoirs qui n'ont pas lieu d'être en photo ici.

En lieu et place, un dernier coup d'oeil sur des fruits au petit déjeuner, avant le départ.
Une mangue royalement présentée au milieu de ramboutans tout frais cueillis.





Quatre fourchettes sont à l'oeuvre sur la mangue. Dépéchez vous avant qu'il n'en reste plus.




Dans une assiette voisine, un Jacquier lui aussi descendu de l'arbre est bien entamé.




Voici à quoi ressemble l'intérieur, composé de fibres sucrées à la consistance de la betterave qu'il faut mâcher. Le coeur est plus tendre, et pour un non initié, il est très difficile de dire si le fruit est mur ou non.




Cette fleur,qui s'ouvre en deux parties, est non présente au déjeuner. Photographiée la veille, c'est un spendide ornement de cet arbuste, toujours en petit nombre.




Elle va donner ce drôle de fruit, mini noix de coco à la carapace tendre. On en extrait un jus blanc qui peut être transformé en une gelée semblable à un yaourt. Un peu aigrelet comme du Kéfir.




Et nous voila sur le chemin du retour. Mais ici, le plus court chemin est souvent le plus long. Comme si les parents avaient du mal à quitter la région, notre première halte est à quelques kilomètres à peine, dans une école privée qu'ils connaissent. Un moine nous accueille, en robe brune à droite surla photo.





Nous sommes conviés à visiter. Ici, le temple, d'inspiration Indienne. Un donateur du Kerala a inspiré cette architecture. Les pierres de latérite rouge sont locales.




Un moine pélerin avec parapluie et bâton semble sortir du temple, où nous sommes priés de rentrer.



Tailler cette latérite n'est pas simple. Des quartzs durs sont englobés dans une matrice cimentée plus tendre. L'ouvrage est joliment ciselé.Le sommet de la construction renferme deux statues, l'une debout, l'autre en lotus.




Sur la pelouse, un troupeau de daims rappelle que tous les animaux sont sacrés. A côté s'élève une tour du silence, à la mode indienne, où seront incinérés les corps des moines défunts.



Des élégantes ouvertures en double coeur en flamme soulignent le rôle de cet édifice.





Nous pénétrons dans la salle de prière, où le moine va arranger quelques fleurs sur l'autel. C'est la seule fois où je verrai des défenses d'éléphants orner le bouddha. Est ce en souvenir de l'éléphant furieux qu'il a calmé dans un village ?



Un bronze magnifique où le naga sorti des flots, supporte le Dieu taillé dans la pierre. Celui-ci n'est pas représenté avec les cheveux crépus habituels, mais coiffé en arrière.




Après que la famille se soit réunie pour une courte prière, nous passons dans le bâtiment juste à côté. c'est une salle de classe d'instruction religieuse. Les images et statues de la vie du saint sont partout; la grande natte a été repliée. Le cours n'a pas lieu aujourd'hui. Les enfants suivent une autre matière.




Ici, la représentation des 7 Bouddha de la semaine. Selon votre jour de naisance, il y en a un qui vous est plus proche. Curieusement, il devrait y avoir 8 statues et non 7 car le mercredi compte pour deux jours: un jour jusqu'à midi, un jusqu'à minuit.
Au fond à gauche, debout, un oeil ouvert, les mains sur le ventre c'est celui du dimanche. Il représente l'éveil du Bouddha resté 7 jours immobile sous l'arbre contemplant les souffrances des êtres vivants. A sa droite, main droite face à vous, c'est lundi, où il apaise les calamités. Avec un bol à aumones dans les mains, c'est mercredi matin. A côté du bâton, les mains jointes, paumes contre lui, c'est un bouddha en contemplation,vendredi, avant un prêche à ses disciples, se demandant comment leur expliquer son enseignement. Accoupi et protégé par le roi des naga, il est en méditation: c'est celui du samedi. A sa droite, en posture de yoga, c'est celui du jeudi. Enfin, couché au premierplan, c'est celui du mardi. Chercher bien, il manque le bouddha , celui du mercredi soir: dans la forêt, il fait asssis, fait retraite et un singe lui apportera un peu de miel et un éléphant un bol d'eau. Ici, on a simplifié pour l'enseignement.





Sur les murs de la pièce, plusieurs grandes cartes murales, analogues aux cartes de géographie de mon enfance, enseigne les bases du bouddhisme. De zéro à 12, dans le sens des aiguilles d'une montre les étapes de sa vie. Vous avez ainsi l'occasion unique d'apprendre les chiffres thaï.




Ayant interrogé notre fils, qui s'est trouvé un peu juste dans ce domaine, le bon moine lui a raffraichi la mémoire avec quelques vérités, qui j'en suis certain, lui auront fait le plus grand bien. Regardez la pendule, il est presque 10 h du matin, et nous n'avons pas encore fini.




Nous qui devions partir de bonne heure, sinon au chant du coq, la montre est un objet décidement inutile, voire néfaste. En tout cas, ce n'est pas ce coq là sur lequel on pouvait compter.




Peut être sur celui ci , qui surveille son harem perché sur cette pierre. Je l'ai trouvé en excellente santé !




Bon, c'est pas le tout, mais nous avons de la route à faire. Retour au minibus où nous attend le chauffeur.

Quel sera le prochain arrêt ? 10h c'est l'heure de la récré à l'école. Une pause café serait la bienvenue !

Commentaires

arachnophobes , s'abstenir chez toi aussi, j'ai repéré une minuscule et fine araignée aux 8 pattes sur la fleur, l'as tu vue?
mangue à la chair mure à point,
Jacquier , connais pas, et les autres non plus, mais je fais confiance à la nature pour distiller des fruits exquis
côté viande, je laisse les daims, et
je prends le coq pour ma poule au pot,
j'ai admiré le temple et les bouddha , mais ne suis pas arrivé à déchiffrer les écritures thaï pour apprendre l'arithmétique en langue vernaculaire, trop petit, cher Grillon, trop sombre aussi, revois ta copie!
Belle soirée Fanfan du Fatras

Ecrit par : framboisine | 27.07.2008

il me vient parfois à l'esprit en suivant le périple prénuptial et en voyant la date de la cérémonie arriver à grand pas une question .... mais comment font ils pour dépenser une telle énergie ??? Encore une belle virée que ce retour à Khorat.
A ta question sur la SPA façon USA Annick ma cousine t'a répondu en direct sur mon blog aujourd'hui. Je sais qu'elle y vient très souvent mais ne laisse pas de commentaire, sauf quand ses souvenirs d'enfance et d'adolescente sont à l'ordre du jour. Aujourd'hui toute fière de voir ses "enfants" faire la une .... j'aime bien lui faire des surprises parfois.
Bisous et bonne fin de journée
ANNIE

Ecrit par : Maminie | 27.07.2008

Heureusement que le coq n'était pas tombé entre mes mains sinon j'allais lui enlever(mais doucement ) ces plus belles plumes,les rousses qui se trouvent derriere le cou,les plus courtes pour en faire des mouches.Salut encore

Ecrit par : heraime | 27.07.2008

Ils t'en veulent aujourd'hui : des araignées sur les fleurs, des plumes coupées. Quelqu'un a t-il critiqué ton art de la danse locale ?

dominique

Ecrit par : papydompointcom | 27.07.2008

bonjour Christian !
merci ! de nous faire voyager ,avec les us et coutume du pays;
les belles photos nous accompagnent ?
chez moi, toujours bernique ? mais , je dois une explication ?
en attendant ;
bon voyage !

amitiés

Ecrit par : marie-thérèse | 28.07.2008

On en apprend des choses , j'ai bien aimé la chanson du maitre d'école , mais j'aurais adoré manger de la mangue au petit déjeuner , j'ai admiré le beau panier de fruits et la superbe fleur .
Quand à la visite du lieu sacré , c'est piété et sérénité et on s'y trouve bien !
A demain et merci pour cette nouvelle , belle note ... huguette

Ecrit par : macary huguette | 28.07.2008

Ecrire un commentaire