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31.07.2008

23 Dites le avec des fleurs

Ce matin, notre fils est parti de bonne heure taper la petite balle sur un terrain de golf. Les parcours sont ouverts à 5 h 30, avant la grosse chaleur. Cadettes obligatoires, qui sont inscrites sur un tour de rôle, qui portent le sac et cherchent les drives égarés.








Nous avons rendez vous avec lui vers 9 h. Il a pris sa douche, s'est dépensé. Nous partons en courses, avec la distribution des dernières enveloppes d'invitation. Je vous ai dit que les invitations doivent être remises en main propre, marque de considération pour celui que vous invitez. Beaucoup de kilomètres, beaucoup de temps passé, mais aussi beaucoup d'attention portée à autrui. On ne bâtit pas un cercle de relation sans faire quelques efforts. Nous sommes à 48 h de la cérémonie. Cela nous prend la matinée, et je suis perdu dans les rues de la cité.

Puis, ce sera un déjeuner à cinq, en plein centre ville, dans un restaurant fréquenté par des militaires. A la sortie, notre voiture ( terminé le minibus pour les trois jours à venir. Ca tombe bien, l'épouse du chauffeur doit accoucher cette semaine) , est coincée par un 4x4 éléphantesque. Pas question de déranger son propriétaire, un haut gradé sans doute, que l'on ne connait pas, si c'est lui qui conduit. Renseignement pris, il a un chauffeur que le restaurant envoie chercher et qui déplace le bijou glouton.







Il est temps de s'occuper des fleurs.







Il y en aura dans la maison où se tiendra la cérémonie du mariage et dans le restaurant où entre 300 et 500 personnes sont attendues. Oui, si les enveloppes d'invitation sont bien données en main propre, personne ne se donne la peine de répondre. Les futurs ne savent pas combien de personnes viendront, d'autant plus que certains peuvent se sentir obligés d'inviter leurs meilleurs amis. Vous en invitez 4, ils viennent à 8 ou 10. Et c'est normal, tout à fait accepté






Les marchandes de fleurs (il n'ya que des femmes, apparemment) travaillent sur catalogue. Leur stand en ville est certes garni, il ne représente qu'un échantillon de leur possibilité.







Les couronnes, double coeurs entrelacés, les guirlandes, tresses et autres compositions s'étudient à la maison, en comparant les compétences de tel ou tel magasin. C'est une discussion longue et délicate entre les goûts des parents et ceux des jeunes. Entre la tradition et un brin de modernisme. Nous ne nous en sommes évidemment pas mêlés, nous contentant d'observer, sans trop comprendre ce qui était retenu.






Juste à côté du marché aux fleurs, un stand de moto. Les chinois sont en train de se tailler une place marquante aux dépens des japonais. Une fois les péchés de jeunesse gommés chez leur voisin, les marchés européens seront leur prochain terrain.









A quand les voitures et les avions ??? En Asie, tout va vite, même s'il semble qu'on prend son temps !!

30.07.2008

Double langage Chinois

Dépèche de l' AFP, que je n'ai pas vu reprise sur les JT .

Pékin : internet censuré pendant les jeux Olympiques
mercredi 30.07.2008, 11:50 -

A dix jours de la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques de Pékin, les autorités chinoises reviennent sur leur promesse et annoncent que les journalistes étrangers présents sur place n'auront accès qu'à une version censurée d'internet.
A Pékin, si les journalistes présents au Main Press Center (MPC, le principal centre de presse pendant les jeux Olympiques) peuvent accéder au site de l'encyclopédie en ligne Wikipedia et à la page sur Tienanmen, il leur est impossible de voir les passages concernant les massacres de 1989 et la répression des manifestations étudiantes. Le verrouillage d'internet, auquel les 253 millions d'internautes chinois sont déjà habitués, va devenir une réalité pour les 5 000 journalistes attendus à Pékin pour couvrir les jeux Olympiques. Depuis le Main Press Center, les sites concernant le mouvement spirituel Falungong, interdit en Chine, ne seront pas accessibles pour les journalistes étrangers. Egalement verrouillés, les sites dissidents, pro-tibétains ou militant pour la défense des droits de l'homme, comme ceux d'Amnesty International ou Reporters sans Frontières. Les sites de Radio Free Asia et de Deutsche Welle, la radio allemande diffusant pour l'étranger, se trouvent aussi dans le viseur des autorités chinoises, tout comme celui en chinois de la BBC.

La Chine l'avait pourtant promis, il ne devait pas y avoir de censure d'internet pour les médias étrangers. Mais Sun Weide, porte parole du comité d"organisation des JO a expliqué que la promesse des autorités était seulement d'autoriser « suffisamment » d'accès à internet pour travailler, mais pas un accès illimité. Le responsable de la presse du Comité international olympique, Kevan Gosper, a indiqué qu'il allait en parler aux autorités chinoises « et voir leur réaction ».
La BBC a annoncé aujourd'hui que la responsable de son service radio et internet international en cantonais et en mandarin s'était vue retirer son invitation pour la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques, sans explication.
En début de semaine, Amnesty International a publié un rapport épinglant la Chine sur la question des droits de l'Homme. Selon l'ONG, il n'y a eu "aucun progrès" vers plus de liberté à l'approche des jeux Olympiques, et elle craint que « l'héritage des jeux de Pékin ne soit pas positif pour les droits de l'Homme en Chine ».

22 Et le ciel flamboie et la route poudroie ...... aller plus vite

Non, nous ne sommes toujours pas arrivés à destination. Des haltes, souvenez vous: il y eut l'école des moines, la pause café, le magasin aux chevaux. Mais il est maintenant tard dans l'après midi, et il est évident que nous arriverons après le coucher du soleil. Alors, pas la peine de se presser, il vaut mieux s'arrêter pour manger calmement. Nous allons chercher un restaurant.

Pas ici, en tout cas, nous sommes sur le territoire des ethnies H'mong, et leurs boutiques sont déjà fermées








La fotêt s'étend au loin, la route s'élève, tourne. Il n'y a pas grand monde. De temps en temps, dans un virage, une stèle pour marquer un accident avec une effigie du bouddha. Notre chauffeur klaxone à chaque fois.



Du vert sous toutes ses nuances, des lianes qui se font la courte échelle les unes les autres, des massifs touffus, non, rien à espérer tant que nous serons en altitude. Par contre, il fait frais, bien agréable !




Faudrait pas trop traîner dans le coin. Une averse se prépare, il pleut non loin. Heureusement, nous avons franchi le col et nous échapperons au grain.




Au pied de la montagne, plusieurs échoppes. La première ne nous a pas plu. Nos hôtes sont allés faire un tour aux cuisines, inspecter les poissons. Trop cher, nous disent-ils. Nous décodons maintenant : pas frais !
Le suivant, avec sa crevette géante et la carpe de métal sera le bon.




Notre jolie Botan regarde si l'étang est bien habité, elle ira voir les fourneaux. C'est la coutume ici. Je vois d'ici la tête du chef du Fouquet's si un laotien ou une thaïlandaise venaient à soulever un couvercle dans sa cuisine !!!



Nous sommes les seuls et occupons complètement la paillotte où un gentil courant d'air naturel est le bienvenu. Repas entièrement de poissons et crevettes grillés. Cela valait la peine d'attendre. Je ne sais pas toutes les herbes qui accompagnent les plats, mais c'est délicieusement parfumé.




Pendant que certains s'octroient un moment de calme, je vous montre ces arbres en bordure de nos assiettes.

Pas besoin de discours, juste à regarder !






















Bon, maintenant, je fais la sieste digestive dans le minibus. Vous me réveillerez à Khorat, il devrait faire nuit noir. Mais quelle façon cool de voyager. Qu'est ce qu'on fait demain ? Je n'en sais rien, et franchement, ce n'est pas une question à poser ici. Vous verrez bien, comme moi. Mais avec tout ça, je n'ai guère révisé mon baratin en Thaï pour la demande en mariage que je dois faire !

29.07.2008

21 Touchons du bois, toujours vers Khorat.

Au bord même de la route, un magasin exposant des troncs d'arbres étranges, des mats torturés et d'autres objets impose une halte. Pas question de passer sans stopper un moment. Khorat attendra encore un peu !





Nous rentrons dans le hall , où des tables et bancs exposés ne risquent pas de s'envoler un jour de mistral. Bonjour aux déménageurs pour installer au quatrième chez Hélène, par exemple.




D'accord pour un tour rapide du magasin ? Ici, un meuble allégé, sans omega 3.



Par contre, en cas de séisme, vous pourrez toujours vous réfugier sous cette table. Même la tour Montparnasse peut s'écrouler, vous ne risquerez rien. N'empèche que l'ensemble a de la gueule.




Un modèle plus rustique, à emmener en camping, par exemple.





Pour terminer, la table à repasser et ses quatre chaises assorties. Il parait que des modèles semblables font fureur dans les magasins d'ameublement branchés de la capitale, où le chic est d'avoir un ensemble différent de celui du voisin. Je vous donne l'adresse, si vous voulez, j'ai gardé la carte commerciale. Ma commission sera raisonnable !




Après les meubles, des objets décoratifs, plus facilement logeables dans un salon ou un jardin.





Quelle énergie a déployé cette racine torturée pour repousser les terres et roches dans lesquelles elle a grandi. Elle en garde les cicatrices. J'aurai bien emporté cette allumette; mais ma moitié a été plus raisonnable ! D'autant plus qu'elle n'avait pas fini son shopping !




Quand j'ai vu ce bois, la ressemblance avec une patte géante de poule m'a frappé. Qu'en-pensez vous?




Ce buisson aigu de de branches épineuses interpelle. Lavé par des générations de moussons, ces ossements dressés vers le ciel exprimaient une souffrance désespérée. Nous sommes dans l'imaginaire.



Comme avec ce couple qui se tourne le dos, homme-cyclope sans coeur et femme courbée portant dans son dos un enfant à tête de vieillard, sculptée, elle ! C'est moi qui invente, et vous êtes libres d'y voir autre chose.



Echappés de l'écurie, ces chevaux entrelacés venus à notre rencontre nous ont séduit.




A peine le temps de se retourner, et l'étalon se cabrait dans notre dos, sabots armés pour frapper.




Restés à l'ombre, le reste du troupeau attendait l'issue de la confrontation.




Heureusement, la gentille Aom venait d'apprivoiser un cerf tel que Gérard n'en photographiera jamais. Curieuses, deux juments sont venues lui tenir compagnie.




Bon, Héraime vient de commencer sa retraite. J'ai un stock de branches d'olivier. Connaissant ses talents, je le vois bien composer un sanglier en moins de temps qu'il ne faut pour faire une partie de boules. Je donne le bois, et il livre la moitié de sa production.

28.07.2008

20 Pause café en route vers Khorat

Je vous avez prévenu: rien ne sert de se presser ! Une pause café est toujours la bienvenue. Surtout si vous vous arrêtez chez Doï Chang, petite échoppe champêtre. Oui, il faut connaitre pour trouver !
Un peu en retrait de la route,son nom est inscrit sur un auvent fleuri un peu de guingois.





Pour commencer, vous marchez sur un buffle en argile, fort débonnaire, une fleur de frangipanier à l'oreille. C'est charmant au premier coup d'oeil.




Dans l'allée qui vous mène au bar, quatre poupées, pas plus de cire que de son, vous dédient un grand sourire. C'est joyeux au paradis;




Plus heureux que ces chérubins, c'est difficile. Et ils sont à vendre, bien sûr. les parents nous déconseillent, car nous trouverons moins cher dans le village des potiers, où ils nous mèneront plus tard. Obéissant, nous remballons nos envies.





Les jeunes filles suisses sont plus sérieuses, mais portent leurs poitrines généreusement ouvertes, telles des kangourous avec leurs poches. Idée à retenir !




Attention à la tête en montant dans cette loggia. Il y a des sculptures partout. Je ne sais où donner de l'objectif.




C'est dans cette rotonde que nous allons nous installer.




Cette magnifique table de jardin est tentante, mais elle est bien neuve et la rayer serait dommage ...........pour notre portefeuille.




Je vous détaille son environnement, remède contre la morosité. Miss et junior sur la balançoire ne sont ils pas à croquer !




A côté d'un miroir aux coquillages, écureuil, singe et rat palmiste grimpent au tronc, chacun doté d'une fleur.





Dans un cadre verdoyant, le comptoir où la soeur de Botan commande les cafés glacés. Ils sont délicieux ici.




A l'ombre, confortablement installés, nous apprenons à vivre comme les gens d'ici. Avouez que ce n'est pas trop pénible ! Pourquoi se presser, et ne pas profiter du moment présent !




Aom, la soeur cadette, s'est installée dans la balancelle. Ne vous fiez pas à son air juvénile, elle est Docteur en paléontologie, spécialisée dans les bois fossiles et donne des conférences en Chine et au Japon. Elle parle anglais, chinois et apprend le japonais. Nous visiterons, nous a t'elle promis, le musée où elle travaille.




Chacun de nous se relaxe, admirant les objets disposés avec goût. Comme cette simple lampe, dont le verre est protégé par cette armature en osier. Vous pouviez l'avoir pour 5 euros. Mais c'est toujours un problème de place.





Parmi toutes les fleurs qui ornaient la boutique, j'en ai retenu deux: cette plante au feuillage flamboyant,




et ce bougainvillier jaune en pleine floraison.




En allant aux toilettes où le rouleau de PQ a trouvé une patère de taille ( C'est un ancien rouleau à briser les mottes dans les rizières) vous êtes obligés de passer devant ce hall d'exposition. Astucieux, car qui ne va y faire un tour en descendant de voiture !!




Des meubles en bois blonds, taillés dans la masse, brut de forme, suscitent nos admirations.




Les plateaux sont épais, 5 à 8 cm, chauds au toucher et sont faits pour rester aussi à l'extérieur. Dommage de ne pouvoir en acheter un. On nous explique que c'est une spécialité de la région, et que nous allons en voir d'autres.





Vous savez, nous serions bien resté un grand moment de plus dans ce café. A l'image de ce chat que ne renierai pas Pimprenelle.



Et pour une fois, il a fallu nous appeler deux fois avant de regagner nos sièges dans le véhicule. C'est encore loin, Khorat ??

Pour Marie Thérèse

Voici une image de ce qui apparaît sur l'écran de mon ordinateur lorsque je veux écrire une nouvelle note.

La photo n'est pas nette, mais je l'espère assez lisible pour que tu puisses comparer.

Mon adresse e-mail : christian-vial@wanadoo.fr attend tes remarques.




27.07.2008

Comptez vous



podcast

                     ๒     ๓     ๔ 

 

  0       1           2             3           

      

Voila pour une férue de mathémathiques les premiers chiffres en écriture thaïlandaise.  J'espère qu'elle ne m'en voudra pas si je m'arrête à 4.  Ensuite, je me sers de mes 10 doigts.

 

Quand elle aura maitrisé la calligraphie, nous passerons à la prononciation.

 

19 Retour à Khorat

Ce matin, nous devons quitter Philok pour Khorat. Certes, beaucoup d'oncles, tantes et cousins feront le voyage le jour du mariage, mais ce ne sera pas pareil. Leur petite Botan sera au milieu de la foule, tandis que maintenant, elle est encore à eux. La grand mère, qui ne viendra pas, nous l'a confiée en le répétant plusieurs fois. Qui sait comment elle sera l"an prochain ? Et reviendront-ils à coup sûr ?
Bref, je vous passe les au-revoirs qui n'ont pas lieu d'être en photo ici.

En lieu et place, un dernier coup d'oeil sur des fruits au petit déjeuner, avant le départ.
Une mangue royalement présentée au milieu de ramboutans tout frais cueillis.





Quatre fourchettes sont à l'oeuvre sur la mangue. Dépéchez vous avant qu'il n'en reste plus.




Dans une assiette voisine, un Jacquier lui aussi descendu de l'arbre est bien entamé.




Voici à quoi ressemble l'intérieur, composé de fibres sucrées à la consistance de la betterave qu'il faut mâcher. Le coeur est plus tendre, et pour un non initié, il est très difficile de dire si le fruit est mur ou non.




Cette fleur,qui s'ouvre en deux parties, est non présente au déjeuner. Photographiée la veille, c'est un spendide ornement de cet arbuste, toujours en petit nombre.




Elle va donner ce drôle de fruit, mini noix de coco à la carapace tendre. On en extrait un jus blanc qui peut être transformé en une gelée semblable à un yaourt. Un peu aigrelet comme du Kéfir.




Et nous voila sur le chemin du retour. Mais ici, le plus court chemin est souvent le plus long. Comme si les parents avaient du mal à quitter la région, notre première halte est à quelques kilomètres à peine, dans une école privée qu'ils connaissent. Un moine nous accueille, en robe brune à droite surla photo.





Nous sommes conviés à visiter. Ici, le temple, d'inspiration Indienne. Un donateur du Kerala a inspiré cette architecture. Les pierres de latérite rouge sont locales.




Un moine pélerin avec parapluie et bâton semble sortir du temple, où nous sommes priés de rentrer.



Tailler cette latérite n'est pas simple. Des quartzs durs sont englobés dans une matrice cimentée plus tendre. L'ouvrage est joliment ciselé.Le sommet de la construction renferme deux statues, l'une debout, l'autre en lotus.




Sur la pelouse, un troupeau de daims rappelle que tous les animaux sont sacrés. A côté s'élève une tour du silence, à la mode indienne, où seront incinérés les corps des moines défunts.



Des élégantes ouvertures en double coeur en flamme soulignent le rôle de cet édifice.





Nous pénétrons dans la salle de prière, où le moine va arranger quelques fleurs sur l'autel. C'est la seule fois où je verrai des défenses d'éléphants orner le bouddha. Est ce en souvenir de l'éléphant furieux qu'il a calmé dans un village ?



Un bronze magnifique où le naga sorti des flots, supporte le Dieu taillé dans la pierre. Celui-ci n'est pas représenté avec les cheveux crépus habituels, mais coiffé en arrière.




Après que la famille se soit réunie pour une courte prière, nous passons dans le bâtiment juste à côté. c'est une salle de classe d'instruction religieuse. Les images et statues de la vie du saint sont partout; la grande natte a été repliée. Le cours n'a pas lieu aujourd'hui. Les enfants suivent une autre matière.




Ici, la représentation des 7 Bouddha de la semaine. Selon votre jour de naisance, il y en a un qui vous est plus proche. Curieusement, il devrait y avoir 8 statues et non 7 car le mercredi compte pour deux jours: un jour jusqu'à midi, un jusqu'à minuit.
Au fond à gauche, debout, un oeil ouvert, les mains sur le ventre c'est celui du dimanche. Il représente l'éveil du Bouddha resté 7 jours immobile sous l'arbre contemplant les souffrances des êtres vivants. A sa droite, main droite face à vous, c'est lundi, où il apaise les calamités. Avec un bol à aumones dans les mains, c'est mercredi matin. A côté du bâton, les mains jointes, paumes contre lui, c'est un bouddha en contemplation,vendredi, avant un prêche à ses disciples, se demandant comment leur expliquer son enseignement. Accoupi et protégé par le roi des naga, il est en méditation: c'est celui du samedi. A sa droite, en posture de yoga, c'est celui du jeudi. Enfin, couché au premierplan, c'est celui du mardi. Chercher bien, il manque le bouddha , celui du mercredi soir: dans la forêt, il fait asssis, fait retraite et un singe lui apportera un peu de miel et un éléphant un bol d'eau. Ici, on a simplifié pour l'enseignement.





Sur les murs de la pièce, plusieurs grandes cartes murales, analogues aux cartes de géographie de mon enfance, enseigne les bases du bouddhisme. De zéro à 12, dans le sens des aiguilles d'une montre les étapes de sa vie. Vous avez ainsi l'occasion unique d'apprendre les chiffres thaï.




Ayant interrogé notre fils, qui s'est trouvé un peu juste dans ce domaine, le bon moine lui a raffraichi la mémoire avec quelques vérités, qui j'en suis certain, lui auront fait le plus grand bien. Regardez la pendule, il est presque 10 h du matin, et nous n'avons pas encore fini.




Nous qui devions partir de bonne heure, sinon au chant du coq, la montre est un objet décidement inutile, voire néfaste. En tout cas, ce n'est pas ce coq là sur lequel on pouvait compter.




Peut être sur celui ci , qui surveille son harem perché sur cette pierre. Je l'ai trouvé en excellente santé !




Bon, c'est pas le tout, mais nous avons de la route à faire. Retour au minibus où nous attend le chauffeur.

Quel sera le prochain arrêt ? 10h c'est l'heure de la récré à l'école. Une pause café serait la bienvenue !

26.07.2008

18 Le Taï Chi des grands mères

En revenant de Sukhothaï sur Philok, le village de la grand mère, nous sommes allés voir les parents un peu plus éloignés qui vivaient sur la rive gauche de la rivière, un peu plus loin, en aval du pont.
Il était pas tout à fait 18 h, un étrange ballet nous saute aux yeux à l'entrée de la place du quartier où nous garons le minibus.

Oh, c'est juste une aire en terre battue, qui sert à battre le riz, à taper dans un ballon et, à notre grande surprise, permet aux grands mères de lever la jambe en tout bien tout honneur !!

Non, ce n'est pas un ensemble du genre Crazy Horse, mais un groupe d'ainés qui s'adonne chaque jour , lorsque la chaleur se fait moins forte, à une séance de Taï Chi. Voyez tous les bâtons posés sur le sol. Je n'ai pas eu le temps de faire la photo de ces aieules la jambe à l'horizontale contre un bâton tendu ! Chacune l'a reposé en voyant arriver le minibus.





Elles nous ont dit d'ailleurs que la séance était finie, et qu'elles allaient maintenant danser un peu pour se reposer. Et elles ont entamé une ronde, marchant en pas glissé, les bras et les mains se parlant dans de grands gestes lents. Pas ringardes du tout, ces mémés !



Sur un banc, à côté des groupies et des musiciens, (ma place est vide sur le banc à côté du papa), nous avons tapé des mains en cadence pour encourager ces dames.





Voila tout l'orchestre : un tambour et des cymbales, aux mains de deux personnes aux sourires très juvéniles. On nous explique qu'ici, c'est la partie la plus rurale du village, celle qui a gardé sa simplicité et ses habitudes. Pas comme sur la rive droite, plus snob, où la route a fait fleurir les commerces, où des maisons en ciment sont constuites. Et tous les jours, les gens ont l'habitude de se réunir un moment avant le coucher du soleil. Certains bavardent, et un peu de gymnastique ne fait que du bien.




Une fois la première danse, en peu en notre honneur, achevée, le grillon s'est présenté maladroitement en langue locale avec quelques mots écorchés vifs. Je mime autant que je cause ! Succés de rire garanti. J'ai raté une grande carrière de comique là bas !





Puis le jeune couple, le papa et moi avons participé au spectacle, dans la bonne humeur. Il n'était pas pensable de dire non. Il n'y en a que deux qui dansent avec nous. Les autres sont assis et profitent du spectacle. Chacun son tour. Comme à Avignon, nous donnons dans le "off" !




La grand mère à côté de moi ne peut s'empêcher de pouffer et met sa main devant la bouche. Il faut dire que j'ai beaucoup à apprendre pour maitriser les gestes de la danse traditionnelle de ce pays. Ca se voit , non ?



Le nombre de spectateurs grandit, avec notamment l'arrivée d'un papa avec deux jumeaux de quelques mois, lointains cousins de notre mariée. Elle va en prendre naturellement un dans ses bras.




Notre fiston va prendre le deuxième, et je vais reprendre l'appareil photo. Point trop de ridicule n'en faut !




Une dernière photo du cercle pour que vous vous imprégniez des gestes si une telle aventure vous arrive. Pour celles et ceux qui veulent des cours perfectionnés, envoyez un chèque avec une enveloppe timbrée pour la réponse.





Et pour finir cette note, les deux jumeaux dans les bras du jeune couple. Nous avons trouvé, l'assistance, Christiane et moi, que cela leur allait bien. Pas tout de suite, nous a t'on dit ! C'est presque une promesse, ça !



Demain, nous rentrons à la maison de Khorat. Le mariage est dans 4 jours, et il faut s'occuper des fleurs, de la salle, des dernières retouches, des cadeaux, de et de et de ! La fièvre ne monte pas seulement à El Paso !
Le voyage retour se fera par une autre route, moins directe. Même pressés, on prend tout son temps ici.

25.07.2008

17 Pêche aux moules et repas champêtre

Allons donc à la pêche aux moules, dans la cité historique de Sukhothaï.


podcast



Non, les moules ne sont pas historiques, et c'est dans ce plan d'eau que nous avons vu des têtes brunes émerger. Tout au fond à gauche.




Curieux comme Baptiste, (pourquoi Baptiste ? Je ne sais pas.) nous nous sommes approchés





Dans une combinaison qui a été jadis plus étanche qu'aujourd'hui, une jeune femme, toute timide, est appelée dans sa langue par un de notre groupe. Elle s'approche près du bord, trainant derrière elle un seau tenu en laisse.





Poussé contre la rive, il dévoile un fond de coquilles noires et luisantes: des moules, de petites tailles, un peu comme des Bouzigues.




Elles sont trois copines, immergées dans l'eau jusqu'au cou, tatant avec le pied le fond du lac. Lorqu'elles détectent un coquillage, elle se baissent pour l'extraire, lestées d'une ceinture pour y accéder plus facilement. Celle ci nous tend une poignée pour que nous les regardions depuis la berge.





La derrnière, soit plus experte, soit plus chanceuse, pousse une bassine presque pleine. Non, les prix ne sont pas bons. Il fait chaud et il faut les vendre tout de suite.




La voici, quand elle va se faire photographier comme les deux autres. Mais, si elle est incrédule en recevant son cliché, elle se demande bien où elle va pouvoir le mettre. Finalement, elle nous indique la cachette où se trouvent au sec leurs vêtements et leurs biens. Puis elle retourne sans plus attendre à son travail. Une photo, ça ne nourrit guère.




Nous n'en achèterons pas pour le déjeuner. Mais c'est l'heure de passer à table. Dans l'enceinte même de la vieille cité, sous un arbre, au pied d'un reste de rempart, une famille de trois personnes a tendu une bâche et tient gargotte. Comme partout, un réchaud à gaz, quelques casseroles et des légumes et du riz.




Le papa, tout sourire, s'active avec notre arrivée. La planche à découper va réduire en lamelles le chou, la papaye ou le liseron d'eau à toutes allures.




Notre nouvelle fille se concerte avec les femmes pour établir le menu. Elle donne aussi la main, ce qui tout à fait normal ici.





Ce sera, comme le papa, pour commencer une petite soupe avec une assiette de riz frit avec légumes sautés à l'oeuf. Délicieux comme d'habitude, un peu de piment pour relever la soupe.





Non loin de là, le vent joue avec ces animaux et guirlandes en papier vendues, oh pas cher, par une grand mère quelque peu édentée et souriante, surtout après avoir reçu sa photo.


Toute fière, elle nous montre une de ses créations, un fleur entièrement en bambou, et nous montre comment elle fabrique, coupe et cisèle les fines lames de bambou. Christiane va tenter de ramener une guirlande complète, qui sera emballée plus soigneusement le soir.



Le bougainvilliers voisin commande l'admiration. Là aussi, je suis prié de ramener un photo de cette merveille.



Ce soir, nous rentrons à Philok pour dire au revoir à la famille. Il ne faut pas rentrer trop tard ! En route.

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