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08.09.2008
56 S'il fallait résumer ?
Aujourd'hui se termine le récit de notre escapade en Thaïlande. Vous avez été nombreux à laisser un témoignage de votre participation. Soyez tous remerciés , les visiteurs assidus en premier !
Qu'est ce qui nous a marqué, mon épouse et moi, dans ce pays asiatique que nous connaissions superficiellement ?
Tout d'abord, le rôle et la place du roi ! Même un anglais aura du mal à l'imaginer. Un modèle, un guide, un sage qui se préoccupe du bien de son peuple. Il est l'âme du pays, vénéré à l'excés.
Son attitude pour saluer n'est pas loin de celle de l'image suivante.
Ensuite, le poids librement consenti de la religion Bouddhiste, mélée à une dose de superstition.
Que ce soit dans des temples désaffectés comme ici , ou dans des sanctuaires de grand renom.
Dans la famille qui nous a accueilli, le respect tout en douceur des anciens et des traditions. Un respect naturel qui n'est pas forcé.
Avec un mariage où le symbolisme était présent à chaque instant, dans une cérémonie à la fois spirituelle
et curieusement matérielle, avec l'étalage devant tous du montant de la dot versée à la famille de la mariée.
Un pays où des secteurs entiers de l'économie sont délaissés, comme les trains et l'électricité,
alors que il a pris l'option d' Internet, des portables, des routes et des carburants agricoles, et d'autres secteurs industriels.
Nous avons été surpris par le faible prix, dans ce pays développé, des aliments, que ce soit les fruits, les poissons et la viande produite localement. Se nourrir avec un euro par jour est très facile en dehors des centres villes.
Je m'aperçois que je ne vous ai pas montré le Durion, le roi des fruits pour un Thaï. Les voici sur un étal.
Mais ce fruit "pue" tellement ( un Livarot bien fait est du Chanel N° 5 à côté), qu'il est interdit de le consommer dans les restaurants, et qu'il est emballé et livré sous plastique. Les femmes de la famille ont refusé son entrée dans leurs maisons !! Avec le papa, c'est sur le marché que nous l'avons dégusté. Son goût délicieux n'a rien à voir avec l'odeur de fosse septique qu'il dégage.
Une autre constante est l'harmonie, l'entente, le souci d'éviter tout conflit en gardant une attitude courtoise. Dites le avec des fleurs, en permanence. Je ne sais pas si vous avez suivi recemment l'actualité de ce pays : la politique du premier ministre actuel en Thaïlande est décrié. Il est soupconné de corruption et favoritisme. La population a violemment protesté contre certaines mesures. L'armée s'est interposée pour empêcher les émeutes. Le roi vient de décider qu'un référendum serait organisé pour savoir si le premier ministre doit rester ou partir.
Avec sourire, patience, calme, l'accueil que nous avons reçu a dépassé ce que nous pourrions rendre. Une hospitalité qui se perd dans nos grandes Babylones !
Un seul regret : c'est loin !
Les grillons vous remercient de votre fidélité et disparaissent tout à l'heure pour presque deux mois, histoire d'aller chercher de nouvelles images !
08:20 Publié dans Voyage en Thaïlande | Lien permanent | Commentaires (50) | Envoyer cette note
07.09.2008
55 Une dernière serre
Les dernières serres parlent des joyaux des forêts tropicales, ces orchidées et épiphytes qui poussent avec rien, ces nénuphars qui émergent de la boue, resplendissant de pureté.
Je vais vous laisser les admirer, avec un minimum de commentaires.
Connaissez vous les Porcelaines blanches, ou Zingibéracés ?
Un gros plan
Les plus courantes sont les rouges. Oui, celles que Christiane a ramené ont pris racine et commencent à pousser ! Il faudra les rentrer dans quelques semaines.
Celle ci est de la même famille, une Zingiberaceae "spectabile" de son prénom.
Les bambous ne sont pas tous verts.
Cette orchidée là est la vanille.
Je vous laisse regarder les suivantes:
Celle ci est aussi une orchidée, une Lycaste, qui supporte des sécheresses!
Nous arrivons chez les épiphytes, qui, dans ce pays , poussent sur les fils tépéphoniques. Des merveilles de draperie. Tous les essais sous le climat sec du terrier ont été sans lendemain.
Une surprise pour moi: la variété de couleurs des lNymphéas !
Demain, dernière note thaïlandaise. Nous passerons à autre chose ensuite. Le blog sera muet jusqu'à fin octobre, avec une brève fenêtre d'activité d'une semaine fin septembre. C'est la saison qui veut ça.
07:35 Publié dans Voyage en Thaïlande | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
06.09.2008
54 Serre des cactus
Accueillis par une troupe de cactus bien nourris, nous sommes restés prudemment sur le chemin dallé.
Un palmier exubérant poussant sur des cailloux atteignait le plafond, alors que le nôtre, soigné avec amour dans un pot aux petits engrais, végète en perdant la moitié de ses feuilles une fois l’an !
Son petit frère, aux feuilles coupées pour ne pas envahir le chemin !
Cette girafe au long cou épineux terminée par un ventilateur de feuilles est astucieusement dénommée « Pachypodium Lamerie »
Il y a 60 ans, un film anglais détruisait l’humanité avec des êtres semblables, capables de se reproduire instantanément par scissiparité et de se déplacer lentement. Insensibles à toute destruction, ils avaient exterminé la race humaine , sauf un carré de chercheurs britanniques, qui, assiégés dans un phare sur une ile, avaient in extremis trouvé l’arme secrète !!!! Ouf, le petit garçon que j’étais avait pu sortir du cinéma presque rassuré.
Quelques courgettes à épines, à éplucher avec des gants de boxe renforcés.
Des cactus veloutés, du genre Phallus horribilis.
Et des cierges, qu’en bon gaulois, j’ai craint de me voir tomber sur la tête en passant à côté.
Une espèce d’aloès venimeuse, dont la piqure du dard au bout des feuilles peut provoquer un empoisonnement grave. Pour offrir au controleur de fisc à sa troisième visite.
J’ai hésité avant de mettre en ligne la photo de ces nains, semblables aux pourpiers et fleur de verre de nos jardins. Mais juste pour faire voir que eux aussi, ils ont des petites plantes ! Ca rassure quelque peu nos talents de jardiniers.
Celui produit des figues de barbaries miniatures, à peine visibles, sauf si vous y mettez la main.
Un "Ferrocactus Schwarzii", de toute évidence !
Presque le même Ferrocactus, mais découvert par le légionnaire romain " Petitspinnus " qui lui a donné son nom, avant de devenir Optione !
Aïe Hi, Aïe Oh, on rentre du boulot, en troupe, serrés comme des Franciliens devant un quai de R.E.R !
Le dessus de ceux ci est aussi rébarbatif qu'un banlieusard qui n'a pas trouvé de place assise.
Le même le lendemain matin, en allant faire son tiercé, rasé de près, après sa douche. Sa bonne humeur est communicative !
Pris depuis un satellite espion, les silos à soja transgéniques de la Patagonie Argentine, capables de résister à un feu nourri de critiques, et d'en entendre des vertes et des pas mures. (Pour celles et ceux qui ont regardés l'émission hier soir de Bignonas,) Les Partagons nourissent les Chinois en soja modifié ! Nous, on n'importe pas de soja, non, seulement le tofu chinois .
Les mêmes, sur deux colonnes, pour en diminuer le nombre. .
Vous avez devant vous un bouquet de Mammi-illaria elongata. Toute allusion a une personne connue ou inconnue sera considérée comme mensongère, stupide et retro-active ! Qu'on se le dise !
Un buisson de croix de Lorraine épineuses. Oyez Oyez, braves gens !! Le Grand Charles s'est réincarné ici ! Il a fait souche ! Le pélérinage de Colombey se terminera désormais sous cette voute. Vive le cactus LIBRE !!!!!
Quand on voit le temps qu'il faut pour qu'une gentille petite châtaigne se transforme en adolescent boutonneux, on se dit qu'au fond, nos ados bien aimés mettent à peu près le même temps pour se débarasser de leurs piquants et devenir des adultes acceptables.
C'est avec une grande tendresse que je dédie cette note à mes ados de petits fils, pour qu'ils traversent leur serre aux cactus sans dommage, pour voler ensuite dans l'existence avec leur habit de lumière.
Demain, visite de la dernière serre. La plus belle !
08:50 Publié dans Voyage en Thaïlande | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
05.09.2008
53 Premières serres
Tout gamin ces drôles de plantes qui attrapaient des mouches me stupéfiaient. Voir une drosera se refermer sans heurt sur un insecte qui s'envole trop tard tenait de la magie. Comment une plante immobile pouvait avoir eu l'idée ( appelez le comme vous voudrez) de se nourrir de machins qui volent ???
Vous êtes chez les Nepenthacées, qui elles, noient leurs visiteurs imprudents dans leur panse. Et au premier coup d'oeil , il y a foule !
Celle ci sort de terre verticale, avec un bord arrondi servant de piste d'aterrissage.
Celles ci sont pendues à une feuille, qui protège l'orifice pendant les grosses pluies. Je ne sais pas si celle d'avant rabat son capuchon pour se protéger, mais j'aurai bien aimé le savoir !
La voici détaillée. Les deux feuillets sur l'abdomen sont munis de poils tactiles. Des avertisseurs d'agapes ?
Cet autre plaira beaucoup aux Bavarois, en rappelant leurs chopes de bière avec couvercles. Ca me fait penser qu'il faudra que je raconte une anecdote survenue à mon père et un ami à Munich, pendant les fêtes de la bière. Faites y moi penser un peu plus tard.
Une dernière carnivore différente : il y a beaucoup trop d'espèces pour les montrer toutes sans lasser.
Cette libellule a choisi un endroit à haut risque pour venir chasser ! C'est d'ailleurs le seul insecte (vivant) rencontré dans cette serre.
En fin de serre, cette plante célèbre son anniversaire, celui de ses cousines et surtout celui de Renée, notre randonneuse.
Bon anniversaire , Renée !
Nous rentrons maintenant chez les arums.
Vous êtes plus en pays de connaissance et je n'insisterai pas. Les fleuristes nous en proposent souvent.
Ce n'était plus guère la saison des fleurs, juste avant la mousson d'été. Mais les feuillages compensent en partie leur absence.
Isolée dans la masse de verdure de la photo précédente, une hampe discrète déroule ses fleurs pâles.
Une candidate pour remplacer l'homme squelette dans les trains fantômes des foires. Miche, ton avis sur la question ?
Dans un bassin peu pronfond, cette plante aquatique fait flotter ses feuilles sur l'eau, en les disposant artistiquement, tel un carrelage forézien posé de main de maître.
La seule différence avec une certaine terrasse, c'est que ce carrelage là fleurit jaune !
Nous allons bientôt entrer chez les cactus. Non, rien à voir avec un congrés de parti politique à La Rochelle.
Regardez comme elles sont délicates et vivent en bonne harmonie, ces 6 fleurs roses. Et encore, je ne compte pas les petites dernières qui n'attendrons pas que les vieilles se fanent pour s'épanouir à leur tour. Non, je n'en conais pas le nom : on dirait des nérines, selon mon épouse, mais celles ci sont des plantes à bulbe. Alors qui connait ?
Bon, allons voir les cactus, les vrais !
08:15 Publié dans Voyage en Thaïlande | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
04.09.2008
52 Un jardin botanique
C'est non loin de Chiang Maï que nous avons visité ce jardin botanique. Sa visite va terminer, à peu de choses près, le séjour que vous avez passé dans ce pays. Il nous a étonné et nous avons eu du mal à partir.
La route d'accès s'élève dans un écrin de verdure magnifique.
Mais avant d'y pénêtrer, l'explication sur les billes rondes de la note précédente : Le stupa, cloche renversée, point surélevé en ville, est un lieu idéal pour les chauves-souris qui aimeraient bien y élire domicile. Régulièrement, un couple vient essayer de s'y installer.
Le gardien a malaxé ses boulettes d'argile dont il arme sa fronde pour les chasser. Comme il n'a pas de place dans le sanctuaire, il les a alignées le long du mur, à la sortie !!! Voici l'explication à laquelle je ne m'attendais pas non plus !
Malgré les virages, certains ont trouvé la solution pour profiter du paysage, sans manifester la moindre crainte. Si Olga voit ça, Crabillou sait ce qu'il lui reste à faire !
Ce jardin est une initiative de la reine, qui a choisi de s'investir dans la conservation des arbres et des plantes ( avec l'humanitaire comme toute épouse d'un chef d'état).
La voiture s'engage dans un chemin bordé de massifs de bambous gigantesques. Vous me direz que la Bambouseraie d'Anduze est aussi impressionnante !
C'est les pieds dans l'herbe, dans ce sentier tracé entre les cordes de fleurs que nous continuons.
Non, les pierres ne sont pas des ex-voto de mères comblées à cet espèce de phallus botanicus ridé, mais une protection de sa base, car il s'enrhume facilement du pied si une tondeuse s'en approche.
Voila d'autres congénères plus épanouis. Je m'attends à ce que celui de droite rentre ses branches dans le tronc, comme ces fausses anémones de mer, les cérianthes, qui rentrent leurs tentacules dans un long tube creux protecteur.
Un arbre utile à emporter sur un bateau pour lancer les fusées de détresse.
Le jardinier s'affaire au pied d'un arbre bouteille, attaqué par un champignon. Il creuse les plaies et mastique d'un joli vert pomme les cancres, pour retarder la chute du géant, fils de dame Melchior et Nabuchodonosor.
Nous retrouvons la voiture et l'eau fraiche sur le parking. Les serres tropicales s'étendent dans un parc de 15 hectares.
La boutique vend des centaines de petites orchidées, accrochées à une grille. Il faut bien un peu de temps pour choisir, ce qui n'est pas simple entre le latin d'un côté, et le thailandais de l'autre.
Des épiphytes à foison, qui ici poussent partout.
Après une première halte, direction la première des serres, en croisant ici ou là quelques splendeur. Cet hibiscus à côté du banc mesure bien 8 mètres de haut. Commentaire écoeuré de la dame de mes pensées en pensant au sien.
Voyez, c'est bien une fleur idoine. Il y a dans le parc des dizaines de variétés différentes, des fleurs jaunes, des mauves, des roses, des rouges vifs.
Une rangée de Celosia pour Hélène, ( et toutes celles qui veulent en profiter) dont le rouge est la couleur préférée.
Des Crottons toutes feuilles dehors.
Une orchidée draperie, qui nous a ébahit.
Un buisson de Gomphrera, de la famille des Amarantoïdes,
dont les pétales s'enroulent dans un élégante et délicate spirale.
A ce rythme, il va falloir du temps pour visiter les serres. Patience, la prochaine n'est pas loin. Mais atttention, comptez vous en entrant, c'est celle des plantes carnivores !
08:30 Publié dans Voyage en Thaïlande | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
03.09.2008
51 Ayutthaya : Wat et Elephants
Tout à l'heure, je vous ai présenté un escalier n'aboutissant nulle part, dans un espace vert ! Réponse en bas de la note.
Nous avons la journée à flâner avant de regagner Bangkok. L'avion de la Thaï part à minuit cinq.
Nous sommes à 80 km de la capitale, mais avons choisi de ne pas la visiter, à cause de la trop grande pollution. C'est une des villes les plus polluées au monde, et s'etouffer en parcourant une merveille ne nous tentait pas!
Et que faire sinon se promener ici dans les parcs, qui eux sont les endroits où s'élèvent des temples. Comme vous en avez assez vu tout au long de ce voyage, je ne m'attarderais pas.
Les toits rouges emboités sont typiques de cette région, Bangkok compris.
C'est jour de fête religieuse, la robe blanche disparait sous les colliers de perles. Ce temple est fréquenté par la communauté chinoise, bien assimilée.
Dans ces paniers, des centaines de mètres de tissus orange pour ceinture statues, stupas et autres objets religieux.
Si vous comptez les sacs de 5 kilog, en sachant qu'une portion de 100 g nourrit presque deux moines ou un laic, vous avez une idée du monde attendu demain !
Je vous invite à sonner les cloches à la manière locale. Vous verrez que Bouddha ne peut faire autrement qu'entendre !
Nous changeons de lieu, pour aller sur le Wat Chaïmongkhol. Celui ci est déjà enrubanné comme oeuf en chocolat pour Pâques.
Les statues, au cordeau, attendent comme pour une inspection divine avec une rigueur militaire. Présentez ..... anga, cette étoffe qui couvre le thorax, passée sur l'épaule gauche.
Sans faire comme Dominique, Renée ou Michka qui s'élèvent à 1700 mètres à la force des jarrets huilés, nous avons gravis les multiples marches de ce temple pour regarder .....................d'où nous venions. Oui, les traits jaunes sont les statues de toute à l'heure.
Et pourquoi cet effort libératoire de quelques calories ? Pour, imitant nos enfants, apprendre à coller une feuille d'or sur les joues ou le front de ces très saintes représentations. Pour 20 bahts, soir 40 centimes, nous avons eu 12 feuilles d'or ( il y avait 3 statues et nous étions 4)
Christiane avant moi.
Votre serviteur, attentif à ne pas respirer trop fort, car ces feuilles, de la taille d'un timbre poste, s'envolent au moindre souffle.
Ici, une autre devinette. Intrigué par ces billes d'argiles, chapelet horizontal pour passant, j'ai fait demander au gardien des lieux à quoi cela servait. Et si vous trouvez, vous serez plus perspicace que moi. Je vous donne un indice. Gérard a plus de chances que quiconque ! Réponse demain !!!
Enivrés par l'air pur des sommets à nous, culminant à 50 mètres, nous avons continué notre promenade dans l'immense capitale qu'était Ayutthaya. Et cette gracieuse tombe-stupa ferait douter de notre état de santé, si vous n'observiez la souplesse avec laquelle les lits de brique épousent la courbe du terain. Danserait elle le disco comme chez Miche la semaine dernière ? La petite terrasse à droite est restée sagement immobile.
Celle ci ignore l'italien qui affirme : e periculoso sporgersi ! Pour la traduction, il fallait prendre le Paris-Vintimille. C'était écrit sur toutes les portières.
Vous pouvez laisser votre imagination flotter au gré de vos envies, devant ces cloches de briques, bretonnes en crinoline se rendant à confesse ou rève de berger du Larzac pour affiner ses fromages.
L'arbre, lui, ne s'est pas posé de question existentielle, annexant le temple, et à son tour déifié par un acrobate local qui l'a ceinturé de jaune.
Et, un peu à l'écart mais non loin des briques, des bouddhas et juste derrière cet arbre, une famille fait sécher sa récolte de prunes avant de la confire, comme à Agen. Pour ceux qui veulent se dérider, dites rapidement :
" Prunes crues, pruneaux cuits " plusieurs fois de suite, pendant que vous continuez à lire cette note. Et sans vous tromper, sacrebleu !!!
Sans un bruit, un éléphant prend possession du chemin à vos côtés. Il marche bien plus vite que vous, et dans le code de la route local, il a priorité.
Surtout si, comme celui là, il est blanc ! Animal sacré jadis réservé au seul roi. Admirez avec quelle souplesse il passe dans la chicane interdisant les motos !
Mais, pour descendre, me direz vous ? Le cornac ne fait pas s'agenouiller le pauvre oiseau à chaque couple de japonais. Ils empruntent cette passerelle, qui est l'escalier d'accès à leur monture, après leur promenade sur le dos de Jumbo 007.
Nous en emprunterons bientôt une autre, mais dans le sens de la montée.
12:15 Publié dans Voyage en Thaïlande | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
50 Une réponse qu'Olga connaissait et une question qu'elle ignore
Hier, je vous demandais ce que contenait la petite vitrine de la commerçante, sur l'aire de la station service désaffectée ?
C'est Mathilde qui s'en rapproche le plus avec les chauves souris. Je vous remontre la vitrine !
Si Crabillou l'avait montré à Olga, elle lui aurait donné la réponse sans hésiter !
Oui, ce sont bien des rats !! Brrrrr ! quelle horreur ! Des rats sans tête comme la baudroie de framboisine, mais aussi sans la queue !
Oui, mais des campagnols, des rats des champs, nourris au riz non OGM, parfaitement bio, sans hormones ni antibiotiques comme les poulets du père Dodo escagassés au Brésil !
Une fois passé le premier moment de répulsion devant la vision d'un rongeur puant de nos égouts des villes, le grillon s'est jeté à l'eau, si on peut dire, et sur une seule bouchée d'une cuisse d'une de ces pauvres bêtes. Rassurez vous, c'était grillé et bien cuit, sans risque d'attraper de maladies.
Le goût du lapin de garenne, en plus fin ! Il fallait s'attendre à quelque chose de semblable !!
Bon, pour vous remettre de vos émotions, voici un autre objet, abandonné ??? dans un parc, pourtant bien fréquenté.
Qui pourra me dire son usage ?
Non, ce n'est pas sur un terrain d'aviation ! Réponse à midi .
Qu'est ce qu'on gagne ?
Mais c'est une surprise de taille !
08:33 Publié dans Voyage en Thaïlande | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
02.09.2008
moto
08:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
49 Des balais, des frites et des ?? , mais une grosse frayeur.
Nous sommes sur le chemin du retour et ce soir, nous coucherons à 80 km de l'aéroport, à Ayutthaya.
Les jeunes ont choisi des musiques à la mode ici, qui parlent d'amour et d'attente, avec des clips en rose et bleu tendre . Ils occupent le fond du minibus et ne s'intéressent guère à la route.
Mais la curiosité des anciens est intacte, et il est hors de question de ne pas s'arrêter à ce stand. La longue file de balais qui lui sert de pub est trop drôle !
Je suis revenu au tout début pour vous montrer l'enfilade. Mesdames, vous avez le choix des armes !
Mais le sens de l'humour est aussi bien cultivé en Thaïlande, avec la rangée de chaises qui fait suite aux balais. Serait-ce pour les postérieurs des maris pendant que les dames font leurs courses ? voire, pire, le ménage ?
Je sens que je vais m'attirer des commentaires sans pitié pour ces propos un tantinet machos !!
Riri va nous narrer une histoire dont il a le secret sur ce contraste entre farniente et ménage, après avoir demandé son avis à Roro !
Le reste de la note est pour Antoine, et quelques loustics de son espèce, histoire de les divertir juste avant le retour à l'école. Plus intéressante est cette file de régimes de bananes, et surtout ce qu'il y a dessous.
Dans la première bassine blanche, des frites de banane sucrées, un peu comme les céréales du matin. La brune à sa gauche et l'autre de la même couleur, ce sont des morceaux de tamarins séchés. C'est très long à fondre dans la bouche, et possède un goût acidulé comme des Haribo. Ne pas en abuser, ça libère les boyaux !
Les bonbons rouges sont bourrés de colorants. je les déconseille, ce n'est que du sucre avec pas de goût. La bassine grise remplie de fruits noirs contient des prunes séchées. Nos pruneaux d'Agen sont bien meilleurs, mais ceux là se laissent aussi sucer facilement.
Juste à côté, les dames font des frites à la demande dans une poêle à paella, sur un feu à gaz.
La jeune femme qui aide a bien de la chance ! Elle remplit les sacs et a le droit de manger autant qu'elle veut ! Voila un assortiment, et je vais expliquer chaque panier. Comme ça, Antoine, tu pourras dire à tes copains ce qu'il faut acheter avant d'aller à l'école !
Les carrés blancs sont des Carambar à la banane. Ca colle aux dents comme du nougat ou du caramel, c'est sucré et salé en même temps et ça ne colle pas trop dans la poche. Bien pratique !
Je suis sûr que tu n'a jamais vu des vraies frites aussi fines ! Pas plus grosses qu'une allumette.
Regarde bien la différence de couleur: les jaunes orangés sont des frites aussi, mais faites avec des patates douces. C'est bourratif si on en mange beaucoup. Plus sucrées que les précédentes.
Bien jaunes avec une raie foncée au milieu : des frites de babanes. C'est pas mauvais, mais je préfère une banane fruit bien mure.
Là, je ne sais pas si tu vas trouver ! Non, ce ne sont pas des pommes séchées ! Des frites encore, mais de courge ! Un courge verte spéciale coupée très fin.
Nous sommes partis, des sacs de frites plein le minibus, sans balais ni fauteuil, pour nous arrêter quelques kilomètres plus loin. Devant une station service abandonnée, une femme tenait un stand minuscule.
Qu'est ce qu'elle peut bien vendre ! J'offre une bonne ration à celle ou celui qui trouve !
Pour laisser le temps de chercher, un petit mot sur les stations services. Nous n'avons rien compris ici au système de distribution d'essence. Si en Europe on trouve des Esso, Total, BP ou autre, les sans plomb et diesels sont tous identiques, raffinés dans les mêmes énormes unités du Havre ou de Fos. En Thaïlande, il semble que ce ne soit pas le cas, et que les essences d'une compagnie soient très différentes de sa concurrente. Notre chauffeur ne s'approvisionnait qu'à une marque précise. Les stations services sont tributaires des distributeurs, et il n'y a de Leclerq indépendant. Dans les années 90, les stations ne vendaient que du carburant. Puis, avec les progrès en autonomie des voitures, certains ont construit des restaurants, boutiques d'alimentation, magasins de souvenirs pour attirer le client à leurs pompes. Toutes les stations qui n'ont pas suivi ont fait faillite. Ici, le propriétaire disparaît dans la nature en laissant les installations telles qu'elles.
Et des petits commerces viennent profiter de l'espace libre pour s'y installer.
Vous avez trouvé ??
Regardez bien ! Dites vous que j'ai goûté, et que c'est un animal rarement mangé, mais au goût très agréable, une fois passé l'obstacle.
Toujours pas ? Réponse demain.
Avant d'arriver à Ayutthaya, le ciel est devenu de cuivre, puis d'ébène, zébré d'éclairs gigantesques. Un rideau de pluie s'est abattu sur le minibus, noyant la route, le paysage, la terre. Le ciel, tambour céleste sur notre toit, nous a réduits au silence. De voyageurs insouciants, nous sommes devenus des humains inquiets, tous les yeux fixés derrière des essuie-glaces balbutiants. Puis le vent, la bourrasque, la tempête se sont amenés. Sur cette autoroute, les voitures palpitaient sous les coups, et nous, silencieux, nous demandions comment notre chauffeur pouvait continuer à y voir.
Sur la voie lente, à gauche, des dizaines de moteurs étaient noyés, des gens trempés fouettés à l'arrière de camionnettes à l'arrêt, tous feux éteints. Pas question de rouler sur cette file. Il ne restait que deux files praticables, et le vent ne faiblissait pas ou si peu.
Je vous ai expliqué que les autoroutes ont de temps en temps, des terre-pleins centraux larges à l'endroit où il est permis de faire un demi-tour sur celle-ci. Et ces terre-pleins, ici, étaient plantés d'arbres.
Devant nous, une masse sombre a surgit, tel une gigantesque baleine échouée. un arbre venait de s'abattre, barrant deux des trois files. Le chauffeur l'a évité, il n'y avait personne à l'arrêt sur la troisième. Et, pendant 5 bons kilomètres, nous avons compté de nombreux arbres en travers. Une voiture vide était imbriquée dans l'un, visiblement rentrée dans les branches et non ensevelie dessous. Le gros de la tempête nous avait précédés de quelques minutes, le temps de notre arrêt au stand précédent.
Nous sommes arrivés tard, mais sains et saufs. Notre heure n'était pas venue !
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01.09.2008
48 le progrès a eu raison des ombrelles
Sur le chemin qui nous conduit à Bangkok, nous nous arrétons à Lampang, village qui s'est spécialisé dans la fabrication des ombrelles. Les meilleures de tout le pays, fabriquées, dit-on, par ses plus jolies filles.
Tout un programme ! Qui n'a pas en tête l'image gracieuse d'une jeune fille cheminant au soleil, abritée sous une corole blanche.
Le début commence avec de la pâte à bambou, qui a épaissi dans des bacs, formant une gelée translucide.
La dame au tamis en récolte une fine crèpe, méduse inofensive qu'elle va faire sécher à l'air.
Puis, sur un support lui aussi fait de lamelles de bambou, cette pellicule sera collée au pinceau à chaque baleine de la future ombrelle.
Les coroles remplissent la cour comme marguerites un pré au printemps.
D'autres, taillées dans des cotons de couleur, attendent que le soleil aient aussi bien tendu les toiles. Il faudra leur faire les ongles, je veux dire rabattre les bords, pour que le cercle mérite son nom.
Puis viennent les dessins, les motifs, réalisés à main levée par des ouvrières. Nous les avons vu faire, rapides et précis, exécutant de tête un dessin sans modèle.
Dans le magasin, des centaines, des milliers d'ombrelles en tout genre, en toutes dimensions, pendent au dessus des têtes, s'accrochent au mur
Des tableaux que l'on accrocherait au salon s'ils étaient dans nos goûts d'occidentaux.
Mais voila, les ombrelles sont repliées, entassées et ne se vendent plus guère parmi les Thaï. La moto ne permet pas d'en ouvrir une en roulant à 60 km/h et l'utilité en voiture n'est guère évidente. Plus personne ne marche à pied, ou si peu. L'objet lui même fait désuet dans un univers rapide.
Les 4 vendeuses desoeuvrées ont eu le temps de poser sans être dérangé par une cliente.
La seule, à part nous, montrait à sa fille un puzzle en bois, bien plus passionnant !
Pour se diversifier, les peintres vous proposent de décorer vos objets personnels d'un oiseau, d'une fleur ou autre scène parmi celles qu'ils connaissent. Vous ne pouvez pas faire du Rousseau ou du Matisse. Le grillon a confié l'étui de son imprimante portable et son sac à dos, tandis que Christiane laissait son éventail. Je vous donne le prix : Un euro le dessin, qui a demandé une vingtaine de minutes. Quatre mois après, ils sont comme neufs.
Je vous avez parlé des jolies filles de Lampang et je sais que certains sont impatients. Voici donc le portrait derrière le pinceau du sac à dos !
Un bel homme, ma foi !
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