. La chaleur de l'été vient de plomber le terrier, approchant les 30 °.
Les folles herbes, profitant d'une terre cette fois bien mouillée par les pluies de mi-avril, s'en donnent à coeur joie dans le carré qui leur est réservé.
Les coquelicots émergent de la folle avoine, l'égayant de leurs légers baisers.
. Les iris sauvages, que nul n'a plantés, d'ordinaire bleus clair ou foncé, se sont joliment croisés avec des bistres.
. L'euphorbe, que broute la chenille du flambé, s'est insérée dans cette touffe d'aphyllante, réputée pourtant coriace quand il s'agit de défendre son territoire.
. Le mistral s'est annoncé aujourd'hui sur le Comtat. La fleur du Larousse ira s'envoler dans les oliviers voisins, lançant ses ombrelles à la recherche d'une fente favorable.
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. Les cistes poursuivent leur lente marche en avant, étouffant Gaura et Peroskia. La santoline s'est ressemée plus bas, aujourd'hui hors d'atteinte.
. Pour que des plantes fragiles comme camélias, azalées et autres rhododendrons, puissent s'épanouir dans les pierres et le calcaire du terrier, il faut les mettre au dessus, en pots.
. Les rosiers sont au garde à vous, et je vous les montrerai bientôt, ils vont tous fleurir en même temps.
L'olivier transplanté il y a deux ans n'a pas gelé cet hiver, mais il a souffert. Il ne sera pas taillé cette année et se refera une santé.
Derrière, l'arbuste blanc est un deutzia, nous aimons cette floraison qui nous salue quand nous ouvrons la fenêtre de la chambre.
. Le voici tel qu'il nous apparait le matin.
. Notre prédécesseur avait planté quelques pieds de vigne, du muscat. J'ai ajouté trois plants d'une vieille variété, le raisin dattier aux longs grains dorés qui ressemblent à ce fruit, savoureux au possible, mais remplis de pépins qui ont fait abandonner sa commercialisation. Un souvenir de gamin qui allait chaparder ses raisins tardifs dans une vigne sur son chemin pour aller chercher le pain....
. Et comme une figue bien mûre, cueillie sur l'arbre quand elle fait la goutte, reste un des plaisirs simples, nous avons ajouté au milieu des vignes un figuier d'ici, qui donne "de la noire de Caromb", rempli de promesses. Il nous faudra lutter contre les geais et les pies, toujours en avance de 24 h sur nos cueillettes, si nous voulons en faire gouter trois ou quatre aux petits enfants. Sans parler des guêpes et des frelons !!!
. Et pour terminer, voyez quel piètre jardinier je fais !!!
Nous avions un beau cerisier, un précoce, qui a séché, victime d'un accès de gomme, après plusieurs années de sécheresse. J'ai planté un successeur, le tuteur était trop petit, il est tombé en avril beaucoup d'eau et dans une terre gorgée, le mistral s'est fait un plaisir de faire basculer ce jeunot. Il a été mis au piquet, mais reviendra t'il à de meilleurs sentiments ?
Si vous voulez voir un jardin de maitre jardinier, bien entretenu, sans erreur, allez donc faire un tour chez RM.
. Je vous laisse pour ce matin. Demain, ou en début de semaine prochaine, ce sera le tour de quelques iris, puis ensuite, mignonnes, nous irons voir ce que deviennent les roses.