22.04.2008

Danse Laotienne fin

Ainsi s'achève cette soirée Laotienne en plein coeur de l'Ile de France, donnée par des amateurs.

Nous avons eu la chance d'y être conviés, de voir évoluer des jeunes que nous avons connus bébés à leur arrivée en France et d'autres qui n'ont jamais connu le pays de leurs parents.








Pour que vous ayez une idée du nombre de participants, je vous inflige une partie de la cérémonie finale de présentation des artistes aux spectateurs.



En trois courtes vidéos,



avec, au final, leur chant national.


Laissez moi juste vous dire que parmi les premiers adolescents arrivés en 1978, une jeune fille qui avait alors une douzaine d'années va devenir grand mère dans quelques mois. La roue tourne, la troisième génération arrive, et le premier bébé n'aura qu'un quart de sang laotien. L'accueil par notre pays et l'intégration par les immigrants sont, de mon point de vue, des réussites.

21.04.2008

Danse Laotienne suite

Une fois que le grand père a raconté l'histoire de son pays, placé les ethnies dans une ronde paisible, parlé des rois qui ont permis l'unité, il évoque le grand fleuve qui l'irrigue : le Mékong.





Une multitude de bateliers, de passeurs, de piroguiers assurent les transports. Dans l'imagerie populaire, il existe de nombreuses chansons sur la frêle jeune fille qui fait traverser tous les jours le fleuve à des passagers pour nourrir sa famille. Elle tombe par exemple amoureuse d'un garçon qui s'en va au loin, l'oublie et revient au pays après bien des épreuves. Devinez qui l'attend dans sa barque pour le faire traverser !





Ici, c'est un hommage qui est rendu dans cette danse au fleuve nourricier.





Et que peuvent bien exprimer ces jeunes femmes avec leur foulard. Elles l'ont enlevé de leur épaule droite, sa place normale, pour tour à tour le montrer, le déplier, le fermer et faire semblant de le cacher. Je vous laisse deviner qui elles appellent discrètement !



Demain, je terminerai cette soirée donnée par ces femmes laotiennes qui se sont remarquablement intégrées, avec leur famille, dans notre pays.

20.04.2008

Danse Lao : le fil directeur

Le fil directeiur de cette soirée de danses Laotiennes est conté par un grand père qui explique à ses petits enfants d'où il vient, ce qu'il a vu et quelles sont les beautés de son pays.

Le grand père arrive sur la scène et va s'installer dans un coin, tandis que les tableaux défilent.



L'arrivée des musiciens et des couples précèdent une des danses les plus aimées du Laos.



La danse dite Lam Vong (ronde) commence lorsque des danseuses viennent danser, par couples, avec les cavaliers qu'elles ont distingués. Les pas obéissent à des figures plus précises, les gestes des mains ont tous des significations, les corps se déhanchent à peine et les paroles, devenues plus poétiques, devinrent de véritables chansons de cours d'amour:

Je danse le Lam Vong pour trouver une âme soeur,
Je regarde et j'ignore qui vous êtes;
Mais comme vous êtes jolie et bien parée!
Vraiment,vraiment, vous êtes jolie!
Venez, venez, la plus belle des femmes,
Venez faire un tour de Lam Vong.

Cette invitation à la danse est accompagnée des gestes appropriés: les mains jointes qui expriment la prière, la main sur le coeur pour faire sentir l'amour, le bras tendu pour désigner l'horizon infini des lointains voyages, cependant que les pieds, piétinant au sol, en marquant discrètement la cadence, disent surtout la grande impatience du soupirant.

Ces danses sont assez hermétiques pour nous, Occidentaux, mais l'assemblée les décodait parfaitement.

19.04.2008

Suite de la soirée Laotienne

Vous avez eu hier un premier aperçu d'un danse où les ethnies du Laos se produisaient ensemble.

Continuons le spectacle, qui s'est étalé sur 90 minutes, par la suite de cette danse.

Cette jeune femme a revêtu le costume traditionnel de l'ethnie Akka, qui vit dans le Nord du Laos. Nous l'avons aussi rencontrée en Chine et au Vietnam.










Ici, ce sont deux dames qui interprètent une danse réservée à l'occasion de cérémonies royales.

Celle à droite sur la photo joue le rôle d'un homme. Aucune n'est danseuse professionnelle.








D'ici mardi, je vous montrerai d'autres scènes de cette soirée.

18.04.2008

Longue absence prochaine

Dans les jours qui viennent se profile un envahissement du terrier, joint à une foule d'autres activités, tant en région parisienne qu'ailleurs. Ce blog cessera d'émettre mardi prochain.

Tel que c'est parti, le mois de mai et une bonne partie du mois de juin seront presque silencieux.

J'essaierai de venir vous voir, et je ne vous oublierai pas.

Voici une toute petite vidéo tournée au Raincy en janvier dernier. Les actrices sont toutes des amateurs, des femmes laotiennes qui sont arrivées gamines comme réfugiées en France vers 1978, après la guerre dans leur pays, ou nées ici.

Depuis 30 ans, elles ont crée une association des femmes "lao" , qui aide pour l'intégration, les formalités, l'accueil et qui, en même temps, essaie de garder chez les jeunes les traditions et danses de leur pays.



Nous étions invités, connaissant assez bien ce milieu là, et avons eu le très grand plaisir de voir évoluer de gracieuses jeunes femmes dans de magnifiques costumes.

Cette danse met en scène toutes les ethnies qui composent ce pays, dans un esprit d'harmonie, chacune avec son costume de fête. Il y a des représentantes des trois grandes familles laotiennes: les Lao Loum, ceux des basses terres, tous sédentaires ( 23 etnies) ; les Lao Theung, semi sédentaires, habitants les forêts de moyenne altitude ( 58 ethnies) et les Lao Soung, ceux des montagnes, principalement les Hmongs et les Yao.



Au cours de la soirée, il m'a été possible de filmer plusieurs scènes, dont quelques unes vous seront montrées jusqu'à mardi.

14.04.2008

Aide pour Heraime

Vous savez que le jardin d'Héraime subit depuis plusieurs jours une inondation qui le menace dans son existence même. Récemment, il n'a du son salut qu'à ses capacités à ramper sur le dos dans une boue épaisse.

Marie Josée l'a passé au jet avant d'accepter qu'il mette un pied sur le paillasson.

Voici quelques astuces qui vont lui permettre à l'avenir d'éviter de transformer son semis de radis en soue de cochon à cul noir :


Tout d'abord, ce robinet ascendant. Une fois enterré, la fuite est alors immédiatement visible en surface.

Son débit peut être réglé grace au modèle triple, disponible dans les bonnes quincailleries.





Et, s'il veut assécher son marécage, je lui suggère de le parcourir avec ce vélo à raquettes, qui fonctionne par tout temps.

Qu'il garde l'autre pour plus tard, et surtout qu'il ne l'utilise surtout pas maintenant, sous peine de disparaitre à tout jamais dans les entrailles du Forez profond.




Nous attendons les résultats avec intérêt.

12.01.2008

Une pastorale 3

Le changement de décor se fait avec les acteurs eux-mêmes, devant les spectateurs. L'étable est montée pendant que les galoubets et tambourins jouent.



La vierge chante pour endormir son "enfantoun" son petit enfant.




Mais ici, le bébé est bien réel, un angelot de deux mois dont celle qui chante est la véritable mère !! Cet enfant a été d'une sagesse incroyable pendant l'heure entière où il a été sur scène. Ni les chants, ni les appludissements, ni les lumières ne l'ont effrayé.

Vous verrez d'ailleurs un peu plus loin que l'heure de la tétée avait sonné et que la maman lui a donné le sein sur scène, calmement, sans s'interrompre dans son rôle. Un moment de bonheur de plus dans cette pastorale.


Simounet, le fils d'Arpian, vient voir si les gens qu'il a logé dans l'étable vont bien, dès son réveil.
Avanço, Simounet. T’aviéu parla d’un enfant que devié ven. Te rememòries? Es vengu, ve.
Simounet
Oh! lou bèl enfantoun!... Mounte l’avès croumpa? ( Où l'avez vous acheté ?) quento miniaturo!... Semblo un ange?... Coume es poulit! Voulès que ié fague un poutoun?

Simon sera le premier apôtre, lorsque le temps sera venu !





La Vierge reçoit une vision qui lui montre ce qui arrivera à son fils, jusqu'à la mort sur la croix. Triste, elle se rebelle au début, puis accepte son sort !




C'est à ce moment que le bébé a réclamé à boire, comme vous pouvez le voir.



Puis les bergers sont arrivés à l'étable.



Le maître berger reconnait en l'enfant son Seigneur et s'agenouille.



C'est au tour de la petite fille du maitre berger, Janet, de venir embrasser le nouveau né. Joie et chants calqués sur la chant de Noel :
Lia proun de gènt que van en roumevage
Lia proun de gènt que van en Betelèn
Li vole ana, ai quàsi proun courage
Li vole ana, s’iéu pode camina
La cambo me fai mau, bouto sello, bouto sello
La cambo me fai mau, bouto sello à moun chivau

Il y a assez de gens qui vont en pélerinage,
Il y a assez de gens qui vont à Bethléen.
Je veux y aller si j’ai assez de courage,
Moi je veux y aller si je peux marcher.
La jambe me fait mal
Mets la selle , mets la selle,
La jambe me fait mal,
Mets la selle à mon cheval.



Les villageois viennent à leur tour apporter des présents à l'enfant , certains cocasses comme des saucisses ou un sécateur pour tailler la vigne. Puis tous chantent leur attachement au Créateur.





Après que tous les bergers aient adoré Jesus, le maire de Bethléem, mis au courant de la naissance d'un roi, vient arrêter ce concurent d'Hérode. Les bergers s'interposent et font un rempart à l'enfant.




Le garde champêtre, ancien troupier d'Empire, représentant l'autorité, cède le premier.




Puis le maire aussi reçoit la grâce et se convertit.




Après que Barthoumiéu ait confessé sa faute, suivi de Nanan qui en fait autant, il ne reste comme pécheur endurci qu' Arpian, qui semble désorienté.



Finalement, il tombe aussi à genoux, se repend de ne pas avoir accueilli Joseph et Marie hier, leur donne tout son or. Son fils se jette alors dans les bras du père qu'il retrouve !




Le village tout entier, réconcillié, chante à l'unisson.






Et la salle debout, à fait un triomphe aux acteurs, tandis que Marie présentait à tous un Jésus adorable, les yeux grand ouverts.




Celles et ceux qui seraient passionnés par cet art populaire bien sympathique peuvent aller voir cette pastorale qui se joue tous les dimanches à 14 h 30 jusqu'au 3 février inclus dans les villes de Valréas le 13 ( salle du Vignarès) , Avignon le 20 ( Salle Benoit XII) et Pernes les Fontaines le 27 janvier ( Salle des Augustins) , puis Malemort du Comtat le 3 février ( Salle des fêtes).

Le grillon s'absente jusqu'à mardi et vous laisse en compagnie de ce poupon et de sa maman, qui le remplaceront avantageusement !

La semaine suivante sera en pointillé, avec des visiteurs devant l'écran !

11.01.2008

Une pastorale : 2

A la reprise, les gens du village continuent leur fête, les femmes dansent aux sons des tambourins, puis tout le monde part se coucher.



En pleine nuit, Marie et Joseph arrivent épuisés à Bethléem. Ils frappent à la porte de l'auberge.
Sans argent, ils sont rejetés par Arpian, et s'aprêtent à dormir à la belle étoile.




Malgré cela, Marie chante sa confiance dans le Seigneur, alors que Joseph se lamente.

Ils quittent la scène, mais Simounet, le jeune fils d'Arpian, plus généreux, les ratrappe et les conduit dans une étable appartenant à Arpian , sans le dire à son père. Marie lui promet que son geste sera récompensé.



Pendant la nuit, Nanan explique à Bartomieu qu'il est berné par son maître, pas payé depuis 18 mois et qu'il ne verra jamais ses gages s'ils ne vont pas les chercher.

Bartomièu, chapitré par Nana, profite du remue-ménage à l'auberge pour voler la marmite d'Arpian, remplie d'or.



Sauvaire, le vieux maître berger, garde les troupeaux de la commune, dans le calme de la nuit. Sa dernière fille, Janet, est venue monter la garde avec lui et chante son rêve étrange.
Au pendis de la mountagneto,
Gardave emé tu li móutoun,
L’auro alenavo lóugeireto
E cantavo coume un vióuloun
Peramoundaut la luno blanco
Courrié plan-plan
Espandissènt de long di branco
De raioun blanc.
Tout èro siau dins la naturo;
La terro amudido dourmié:
An founs di bos, sus lis auturo,
Lou crid dóu chot just s’ausissié.
Quand, subran, parèis uno estello
Dins lou trelus.
Noun, de tant grando, de tant bello
N’en veirai plus.

A la fin du chant, elle voit l'étoile de son rève, la montre à son grand père et tous deux entonnent un chant de louanges.








Janet réveillent les bergers les uns après les autres et ils apercoivent à leur tour l'étoile.




Puis les anges eux mêmes viennent annoncer aux bergers la grande nouvelle: le Messie est né, allez le visiter !



Les bergers chantent le Gloria, puis les anges leur indiquent le chemin.



Voici les paroles des anges

Au pourtau de la bourgado
Dins un marrit establoun,
Trouvarés un enfantoun:
Sa maire l’a dins sa brassado;
Un ase, un biòu, clin, atentiéu
Caufon lou cors de l’Enfant-Diéu.


Une fois les anges partis, toute la troupe se dirige vers l'étable en laissant les moutons à la garde de Dieu, en allant revêtir les habits de fête et apporter les présents.


Parten, dau! dau! pèr Betelèn
Galoi, countènt,
Perden pas tèms.
Au Diéu Sauvaire,
Em’ à sa Maire,
Anen lèu faire
Nòsti presènt.
Fau, mignot, nous prepara
Pèr lou moumen, leissas li fedo;
Lou bon Diéu li gardara,
Miés que s’èron dins li cledo.
Pas d’alòngui, dau! dau! dau!
Carguen lis abit de fèsto:
Fau qu’avans lou cant dóu gau
Nosto bando fugue lèsto.
Tóuti en cor
Parten, dau! dau! pèr Betelèn, etc,

Pendant ce temps, Barthomieu ne peut dormir. Rongé par le remords, il raconte aux bergers qu'il croise ce qu'il a fait.



Nanan l'apprend, et corrige Bartomièu, et l'attache pour qu'il ne dise plus rien.


10.01.2008

Une pastorale: 1

Les mois de décembre et janvier sont en Provence, depuis le Moyen Age ans, ceux des Pastorales, jouées par des troupes de village. On en compte plus de 200, depuis le première en 1300 et quelques.

Celles qui sont jouées dans les environs de mon terrier le sont par des troupes d'amateurs. Les plus renommées viennent de Barbentane, d'Avignon, ou tout proche, du village voisin de Mazan où s'active la troupe " Di gènt dou Brès ".
En patois local, compris par tous les anciens aux alentours, ces derniers ont donné dimanche dernier la pastorale "L'oulo d'Arpian" , ( la marmite d'Arpian) écrite en provençal,en 1904, par Marius Chabrand .
Elle comprend quatre actes chantés: le village de Bethléem; Dans les collines; Un conseil municipal à Bethléem; La sainte étable. La vie du village d'alors s'entremêle à l'histoire sainte et les plaisanteries sur les habitants qui se reconnaissent font rire toute la salle. Les acteurs prennent des libertés avec le texte et improvisent. En cette période pré- électorale, il y a eu des sous-entendus qui en disaient long.


Plantons le décor :

Lou tiatre retrais uno plaço de vilage. Au founs, à senèstro uno
carriero qu’aperalin s’esperlongo; au founs, à drecho, subre un
plan un pau mai proche, l’oustau-de-vilo, que la grando porto n’es
en visto dóu publi. Au proumié plan, à drecho, l’aubergo de la
Cabro d’Or; au proumié plan, à senèstro, lou cafè dóu Soulèu.





Vous y êtes ? Vous êtes à Bethléem. Les villageois sont sur la place, les jeunes jouent du tambourin et du galoubet, d'autres bavardent, c'est une journée de repos au village. Les derniers spectateurs regagnent leur place. La représentation commence.



Hérode est roi de Judée sous César Auguste. Ce dernier ordonne le recensement de tous ces sujets. A Betelèn, l'opération est conduite par le très honorable maire Matiéu, aidé dans son oeuvre par son commis Gau-Gallin porté sur la bouteille et par Chouio, son garde champêtre



La tête enflée, il chante ses propres louanges:

Me podon sousprene sus rèn. On ne peut me coller sur rien
Siéu pas niais, nimai ignourènt! Je ne suis ni bête, ni ignare
Bèn que nascu d’un faturaire, Bien que fils d'un laboureur
Siéu lou Maire de Betelèn! Je suis le maire de Bethléem
Lou gouvernour de la Judèio, Le gouverneur de la Judée,
Tres cop pèr semano m’escriéu, Trois par semaine m'écrit
E lou rèi de la Galilèio et le roi de Galilée
Pren si counsèu de quau? De iéu. prend ses conseils de qui ? De moi !
Meme lou grand Cesar de Roumo Même le grand César de Rome
L’Emperaire dóu mounde entié, l'Empereur du monde entier
Saup ma valour. Vès, de la poumo connait ma valeur. Vois, avec une pomme
M’a decoura, iéu lou proumié. m'a décoré, moi le premier
Siéu lou Maire, etc. Je suis le maire etc ..




Arpian, l'aubergiste de la Chèvre d'or, le plus riche du village, a entendu parler de la nouvelle. Avare, il se frotte les mains, pensant à tout le monde qui sera obligé de venir manger et boire chez lui. Il exploite sans scrupules ses deux domestiques, Nanan le perfide et surtout Bartoumiéu, le benêt.



Il envoie Nanan aux commissions, en lui recommandant de ne pas dépenser, en oubliant de lui donner de l'argent ! Nanan chante tout ce qui se dit dans le dos d'Arpian au village !



Bartoumièu arrive de la corvée de bois pour les fourneaux. Il chante sa détresse, sa fatigue et dit tout le mal qu'il pense de son "rapiat" de patron. Celui ci arrive et l'envoit sans ménagement aux cuisines avec une liste longue comme le bras de travaux à faire.



Chargé par le maire d'annoncer la nouvelle du recensement, Gau-Gallin s'éclaircit la voix avant de souffler dans son clairon. Il chante les bienfaits du vin, à sa façon.


Mais quand il commence à vouloir emboucher son clairon, complètement bourré, c'est un couac lamentable. Le garde champêtre prend la relève, lit le décrêt du recensement, en flattant le maire comme il se doit !


A la population rassemblée, le maire offre un verre et tous font la fête, chantent et dansent en l'honneur de l'Empereur César.




Fin de l'acte 1.